Tiger Lillies / Edith Piaf

Shine another glass make the hours pass
Working every day in a cheap café
Who am I to care for a love affair?
Still I can’t forget I can see them yet

They came hand in hand, why can’t I forget?
For they’d seen the sign that said « Room to Let »
The sunshine of love was deep in their eyes
So young, oh so young, too young to be wise
They wanted a place a small hideaway
A place of their own if just for one day

The walls were so bare, the carpet so thin,
But they took that room and heaven walked in
And I closed the door and turned to depart
With tears in my eyes and tears in my heart

Shine another glass make the hours pass
Working every day in a cheap café
Who am I to care, one more love affair?
Love is nothing new I have work to do

We found them next day, the way they had planned
So quiet, so cold, but still hand in hand
The sunshine of love was all they possessed
And so in the sunshine we laid them to rest
They sleep side by side two children alone
But I’m sure they’ve found a place of their own

So why must I see the ribbon she wore
The glow on his face as I closed the door
Be still children, still, your shadows may start
The tears in my eyes and tears in my heart

Shine another glass make the hours pass
Working every day in a cheap cafe
Everything is fine ’till I see that sign
How can I forget, it says « Room to Let »



The Tiger Lillies sur Sergeant Pepper Times :
Tiger Lillies – Bully Boys (mars 2010)
Tiger Lillies – Living Hell (mars 2010)
Freakshow (juin 2013)
Gutter Poetry (mars 2014)

Gutter Poetry

J’ai dû, au fil du temps, supprimer un certain nombre de vidéos devenues inaccessibles mais, au jour d’aujourd’hui, les Tiger Lillies sont toujours présents sur Sergeant Pepper Times dans les articles suivants :
Tiger Lillies – Bully Boys (mars 2010)
Tiger Lillies – Living Hell (mars 2010)
Freakshow (juin 2013)

Freakshow

Ce n’est pas la première fois que nous nous penchons ici sur la pathologie toute particulière qui affecte les Tiger Lillies. Et, à moins qu’ils ne soient soudainement contaminés par une forme particulièrement virulente de santé mentale, ce dont je doute tant ils semblent immunisés contre un tel destin, ce ne sera pas non plus la dernière.

Les Tiger Lillies, ceux qui ne les connaissaient pas avant aujourd’hui l’auront maintenant compris, sont un groupe parfaitement hors normes, à l’imagination sans guère de limites – à l’image de la voix de Martyn Jacques, infernalement grave ou divinement aigüe.

Leurs textes, exagérés, provocateurs et servis par une musique qui s’inspire aussi bien du cabaret et des gitans que du music-hall, abordent, non sans poésie, à peu près tous les vices recensés depuis l’apparition de l’homme sur terre. C’est un délice toxique, un bonbon interdit, un péché mignon, le petit Jésus en culotte de cuir noir en train de suçoter des poils pubiens de Marie-Madeleine entre deux bières coupées d’un violent gin. C’est un joyeux feu d’artifice de merde, d’urine, de foutre, de blasphème, de drogue, de putes, de crimes, de bestialité, de pyromanie, de sang, de désespoir et d’une kyrielle d’autres trucs pas du tout politiquement corrects qui sont autant de fraîches bouffées d’haleine putride. Un immense éclat de rire qui dévoile des dents cariées. Brecht et Weill fins bourrés dans quelque caniveau de Soho.

Bref, plus qu’un groupe, les Tiger Lillies sont un lumineux sommet du mauvais goût, un bas-fond à la luxuriance de chatte humide et non rasée qu’aucun groupe punk mort ou vivant n’a jamais atteint ou ne découvrira jamais, faute d’avoir ne serait-ce que l’ombre d’un début de soupçon du talent, de l’intelligence, de la culture et, surtout, de l’humour dont est pétri notre diabolique trio britannique.

Mise en chiffre, l’estime que je porte aux Tiger Lillies égale très précisément 27. Ce qui est le nombre exact de leurs albums, live ou studio, que j’ai collectionnés ces dernières années. Je vous conseille, du reste, de plonger dans leur vaste discographie tant le Freakshow ci-dessous, aussi riche soit-il, ne saurait résumer leur démesure, leur talent et la diversité de leur œuvre.

Ladies and gentlemen, pour vous qui n’avez rien d’autre à foutre en cette froide et peut-être pluvieuse journée d’été, voici… [le rédacteur avale enfin le poil qui lui chatouillait le palais]… The Tiger Lillies !

Tiger Lillies – Bully Boys

Les Tiger Lillies se passent d’introduction car, au final, c’est eux qui vous la mettent.

 

 

The Tiger Lillies – Living Hell