Insurrections, valses-hésitations et perturbation mentale

Pourquoi l’ABCD de l’égalité inquiète les parents (La Croix)

Je ne voudrais pas dire inutilement du mal de catholiques et de musulmans déjà rendus passablement anormaux par leurs croyances débiles et leurs valeurs archaïques mais il se pourrait fort que l’égalité hommes-femmes inquiète l’un des parents bien plus que l’autre :

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Quand les femmes témoignent de leur peur de marcher seules dans les rues (France Info)

En fait, si les femmes marchaient vraiment « seules dans les rues » ou si elles n’y croisaient rien de plus dangereux que des homosexuels, elles n’auraient absolument rien à craindre pour leur sécurité. Ce qui les met en danger est d’avoir à partager la chaussée avec quelques-uns de ces mâles hétérosexuels que les bigots de toutes origines nous décrivent comme le summum de la normalité.

Béatrice Bourges a-t-elle réussi à faire trembler l’Élysée ? (Boulevard Voltaire)

Béatrice Bourges, la cheftaine du groupuscule ultra-homophobe Printemps Français, nous avait bruyamment promis au soir du 26 janvier « une grève de la faim jusqu’à la destitution du président François Hollande ». A peine huit jours plus tard, peut-être profondément déstabilisée par des visions d’hosties nappées de caviar, elle crie « pouce ! » et décide de s’alimenter à nouveau. Conclusion de Boulevard Voltaire, tombé en pâmoison devant la courageuse dame : « Béatrice Bourges a tenu bon. »

Bon, on lui dit maintenant que François Hollande est toujours plus ou moins président ou on attend qu’elle ait fini de saucer son assiette en porcelaine de Limoges ?

La Manif pour tous doit assumer son rôle de garde-fou ! (Boulevard Voltaire)

Autant engager des aliénés pour assurer la conciergerie de l’asile.

Les musulmans en tête de la manifestation pour tous (FdeSouche)

Si la Manif pour tous, que l’on sait essentiellement composée d’individus catholiques et/ou d’extrême-droite, a invité des musulmans à la rejoindre, c’est uniquement pour grossir les rangs et si elle a placé ceux-ci en tête du cortège, c’est seulement pour tenter de se donner une image d’ouverture et de pluralisme. Cependant, comme en témoignent les commentaires des lecteurs du site nationaliste FdeSouche (mais les remugles sont les mêmes sur la plupart des sites pro-Manif pour tous, dont le Boulevard Voltaire dont nous causions plus haut), il ne faudrait surtout pas que les Français musulmans et les musulmans de France s’imaginent que défiler au côté des catholiques et des souchiens fait subitement d’eux des êtres humains à part entière aux yeux de leurs nouveaux (et très provisoires) copains de jeu. Morceaux choisis :

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Quand le retour en force du mot réactionnaire trahit les fantasmes de la gauche de rejouer symboliquement la Terreur (Atlantico)

Inversement, on peut aussi se demander si le retour du mot « Terreur » ne trahit pas les fantasmes des réactionnaires.

Il n’y a pas de théorie du genre à l’école… mais c’est bien pire (Atlantico)

L’auteur de cet article est un type physiquement très laid, tellement laid même que sa laideur ne peut être que le fruit d’un choix. Jamais le hasard n’aurait pu être aussi cruel envers un être humain. Il va cependant sans dire que je vous serais reconnaissant de ne pas voir une ignoble attaque personnelle dans mes propos alors qu’ils sont la critique la plus impartiale que vous ne rencontrerez jamais du texte commis par le disgracieux machin dont, du reste, je ne serais pas étonné d’apprendre que le seul fait d’exister valut autrefois à son innocente mère d’être noyée sous les quolibets.

Bernadette Chirac : « Un président de la République célibataire, cela doit être difficile » (Gala)

Je ne vois pas du tout pourquoi un président célibataire devrait être difficile. Par contre, j’imagine très bien comment cela doit être très dur.

Bosnie : émeutes contre la pauvreté et le chômage (Nouvel Obs)

Voilà enfin une insurrection – avec, excusez du peu, palais présidentiel incendié – menée  par des gens qui ont toutes les raisons de s’insurger et qui, accessoirement, ramène les actuels défilés parisiens à leur juste valeur : de la simple perturbation, mentale.

Le Pen a un patrimoine « parfaitement transparent » (Europe 1)

Qui peut donc croire que le bunker du vieux a des murs de verre ?

Hollande: « L’islam est compatible avec la démocratie » (7 Sur 7)

Ce n’est pas parce que le coran, en tant que livre, est compatible avec une étagère de bibliothèque municipale que l’islam est soluble dans la démocratie (demandez donc à Jabeur Mejri si vous ne croyez pas en moi). Rappelons qu’il a fallu que les Révolutionnaires de 1789 dessoudent un certain nombre de curés pour que le catholicisme se tienne enfin à carreau (« Vous n’arriverez à rien si vous ne déchristianisez la Révolution », disait fort justement Mirabeau). Je n’invite bien sûr pas les démocrates tunisiens à zigouiller dans la joie et l’allégresse de l’imam superflu. Une telle mesure, en plus d’être illégale malgré son caractère hautement prophylactique, mettrait en danger la vertu des vierges qui résident au paradis (on a déjà assez de viols ici-bas sans que l’on exporte la pratique dans l’au-delà). En outre, de par mon athéisme exacerbé, je suis pétri de cette non-violence qui échappe totalement aux religieux qui en ont pourtant fait leur fonds (fond ?) de commerce. Cependant, disait Lao Tsu dans un texte apocryphe, il est des coups de pelle derrière les oreilles qui vous changent parfois la vie.

Sotchi 2014 : les 22e Jeux olympiques d’hiver sont ouverts (Le Parisien)

Ouverts mais tellement peu tolérants qu’on en vient à croire qu’il est des synonymes que tout oppose.

Famille : la valse hésitation du gouvernement (Boursorama)

Napoléon a lui aussi connu une valse-hésitation que, plus tard, des historiens au vocabulaire très limité qualifieront à tort de retraite de Russie. Même chose pour la non moins célèbre valse-hésitation de Dien Bien Phu que l’on nous sert aujourd’hui comme une retentissante défaite.

Vincent Peillon : « Arrêtons d’opposer plaisir et effort à l’école » (Le Monde)

Tout à fait. On peut à la fois se masturber dans les toilettes du préau et fournir un travail soutenu en classe.

Karachi : l’étau se resserre autour d’Edouard Balladur (Le Figaro)

L’étau, ce n’est pas mal mais si vous n’êtes pas au premier rang, vous ne verrez pas grand-chose. Tandis que la corde ou la guillotine…

Les maisons de retraite coûtent plus aux retraités que ce qu’ils ont (Europe 1)

Vivre coûte aussi parfois à certains vivants beaucoup plus que ce qu’ils ont.

Le recordman, le chauffard, les rombières et les bousiers

Hollande bat tous les records d’impopularité (Le Parisien)

Yeah ! Enfin une victoire. D’autres, n’en doutons pas, suivront bientôt. Il suffisait juste d’attendre qu’il ait trouvé le bon créneau.

Aux détracteurs et autres nostalgiques du sarkozysme cocaïné, je n’aurais qu’une chose à dire – qui est une question : vous qui critiquez sans cesse, avez-vous déjà essayé de gouverner sous l’influence de bromure, vêtus de pantalons trop larges qui tirebouchonnent sur des chaussures trop grandes ?

Saint-Denis : le chauffard qui a tué deux femmes téléphonait au volant (Le Parisien)

A mon avis, s’il téléphonait, c’est parce qu’il a eu une prémonition et qu’il appelait les pompiers. Ou alors, mais cela serait une première dans le domaine de la précognition, il contactait déjà les pompes funèbres. Dans les deux cas, et bien qu’il semble ne pas avoir eu la préscience d’avertir les familles du terrible drame qui allait les frapper, il pourrait avoir un grand avenir au ministère de l’économie.

Et non, je ne me drogue pas. En tous cas jamais le matin en période de pénurie.

Les obsèques religieuses sont en baisse en France (Nouvel Obs)

Tout comme les mariages religieux, les baptêmes et autres communions. Bref, ce sont tous les secteurs de l’activité qui sont touchés de plein fouet (dont on se flagelle). N’empêche que l’Eglise ne fait pas mine de déposer le bilan, comme serait forcée de le faire toute autre entreprise n’ayant plus de chantiers ou de commandes. A mon avis, car je ne vois pas quoi d’autre pourrait maintenir en vie leur business ectoplasmique, les cathos ont une grasse caisse noire ou d’obèses comptes en Suisse. Ou alors leurs églises ne sont plus qu’une vitrine et, en loucedé, ils rackettent des vioques et/ou fourguent des stupéfiants à l’entrée des écoles confessionnelles. A moins que, profitant du vaste stock de rombières dont ils disposent encore, ils ne vendent, sous la soutane, du pucelage ayant dépassé la date limite de consommation.

Dans tous les cas, c’est louche.

Avignon : à 91 ans, morte après un vol de sac à main (Vaucluse Matin)

Soit le titre est mal écrit et la nonagénaire est plutôt morte après le vol de son sac à main, soit c’est l’illustration que le crime ne paye pas.

Le préfet du Rhône poursuivi pour « injure publique » par l’extrême droite (RTL)

Il a traité d’« imbéciles » des militants de L’œuvre Française et des Jeunesses Nationalistes qui, lors d’une de ces sempiternelles manifestations homophobes, ont tenté de pénétrer de force dans un local du PS.

Quand il aura été enfin blanchi de cette accusation sans fondement, il faudra absolument le poursuivre pour « emploi abusif d’un euphémisme ».

Mais on veillera également, dans un souci d’équité, à poursuivre les ordures fascisantes (les fameux « imbéciles ») pour obstruction à la justice : aller chialer devant les tribunaux pour un oui ou pour un non détourne les juges de tâches bien plus urgentes. Et, tant qu’on y est, on inculpera aussi pour enrichissement délictueux les avocats qui, profitant de la faiblesse de caractère de l’extrême-droite et de sa propension à se répandre en larmes, choisissent de la défendre.

Taubira insultée, le PS veut saisir la justice (Europe 1)

« Guenon » n’a rien à voir avec « imbéciles » : l’un, quand bien même il ne saurait être un nom d’oiseau pour des raisons de classification animale, est l’expression d’un insupportable racisme ; l’autre, le constat très à l’amiable d’une réalité autrement plus grave.

Ceci dit, avec cet énième geignement que le PS envisage maintenant de porter dans ses mains en coupe jusqu’au palais de justice sans en renverser une larme, des juges vont une fois de plus être sollicités et détournés de ce qui devrait être leur tâche première : faire fusiller les exilés fiscaux, les banquiers, les agents de notation, les politiciens ayant fait plus d’un mandat, TF1, les technocrates, les publicitaires, Justin Bieber, les sondeurs, les grands patrons de l’agroalimentaire, la collection Harlequin, les dirigeants de Monsanto, les urbanistes qui sévissent en banlieues, Lady Gaga, les hommes d’églises, de mosquées et de synagogues, les fabricants de décaféiné, Paul-Loup Sulitzer, les turfistes, Rihanna, les assureurs, les démarcheurs qui me téléphonent, l’inventeur du football professionnel, celui de l’accord des participes passés quand l’auxiliaire avoir est dans le coup, les fans de Formule 1, les propriétaires de 4×4 qui habitent à plus de 10 kilomètres d’une colline ou d’un chemin boueux, le coiffeur de Ioulia Timochenko, le cadavre de Michael Jackson et, bien que sans eux les exécutions ne fussent pas possibles, tous les industriels de l’armement.

Les otages français au Niger ont été libérés (Le Figaro)

+ 4 points dans les sondages pour Hollande. C’est donc pour rien qu’il avait battu des records. Tout est à refaire.

Rihanna pose nue avec des serpents (20 Minutes)

Pour la plupart des musiciens, le pire qui puisse arriver à leur carrière est de sortir un mauvais album. Pour Rihanna, ce serait plutôt d’entrer dans un vêtement.

Le public parisien est-il vraiment « abruti » ? (20 Minutes)

J’ai des lecteurs parisiens et ne répondrai donc pas à cette question – qui, de toute façon, ne s’adresse pas à moi.

Le FN, mon cauchemar pour 2017 (Roger Cukierman – Le Monde)

« Il est 20 heures ce 14 mai 2017. Le visage de Marine Le Pen se dessine lentement sur les écrans de télévision de millions de Français, au soir du second tour de l’élection présidentielle.»

Ainsi commence le cauchemar de Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

En sueur dans ses draps tirebouchonnés, gémissant, le visage crispé, il voit de la faillite, de la violence, des libertés qui rétrécissent, des minorités opprimées, des critiques bâillonnés, des « boucs émissaires » (entendez « Arabes ») que l’on expulse. « Le spectacle », nous dit-il, « est effrayant ».

On en frissonne d’horreur.

Puis, parce qu’on est curieux et que quelqu’un vous a mis la puce à l’oreille, on entre le nom de Cukierman dans Google Search et on remonte à la surface un article du journal israélien Haaretz daté du 23 avril 2002 (« Le Pen’s triumph : a message to Muslims to keep quiets ») dans lequel le même Cukierman parle d’« intérêt commun » entre la communauté juive et Jean-Marie Le Pen car, bien que ce dernier soit « le roi de l’antisémitisme », son succès électoral est « un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles ». Et on en vient à se demander si, finalement, ce Cukierman qui nous raconte aujourd’hui ses cauchemars ne serait pas tout disposé à se mettre en ménage avec le diable si celui-ci lui promettait de ne jamais enculer que ces « boucs émissaires » qui les rendent chèvre l’un et l’autre.

Mais, rendons-lui justice, il n’est certainement pas le seul qui serait prêt à pactiser. D’autres que lui, si cela devient nécessaire pour servir leurs intérêts, nous jureront demain que SuperMarine (alias la Grande lacrymale) n’est pas son maléfique père et que l’extrême-droite, miraculeusement dédiabolisée, est et a toujours été républicaine et fréquentable. Ils sont peut-être même déjà dans les starting-blocks. Les gens qui côtoient le pouvoir ou qui en veulent quelque parcelle, voyez-vous, trouvent aussi facilement leur chemin qu’un bousier trouve de la merde.

« 343 salauds » signent une tribune pour « la liberté d’aller aux putes » (Le Figaro)

Voilà un débat auquel je n’entrevois ni n’ai jamais entrevu aucune solution. Je crois que, pour le restant de ma vie, j’aurai toujours le cul coincé entre un fauteuil et un tabouret : dans un monde idéal, la prostitution ne devrait pas être ; dans le monde tel qu’il est, les prostituées, que je souhaiterais toutes parfaitement indépendantes, ont autant que moi le droit d’exister.

[Ayant officié comme « écrivain public » pour des dizaines d’entre elles dans la ruelle de Thaïlande où je vivais autrefois, je n’ai que tendresse pour ces filles – amies pour beaucoup – qui me demandaient de mettre en mots pas trop bancals leurs rêves sonores et leurs peines sourdes. Ou, parfois, leurs mensonges. Qu’il soit dit ici que j’ai adoré être ce complice qu’elles payaient en sourires. Ou en bières.]

Frigide Barjot expulsée de son logement (Le Figaro)

« Le tribunal d’instance du XVe arrondissement a décidé aujourd’hui de l’expulsion de Frigide Barjot et son mari de l’appartement qu’ils occupent à Paris, et ce dans un délai de 4 mois. »

Moi, j’aurais préféré qu’elle le garde. Je l’aime mieux dans ses pénates que dans l’espace public.

Et puis, soit dit en passant, il existe une loi, socialiste qui plus est, qui interdit les expulsions du 1er novembre au 15 mars.

Le premier divorce gay bientôt prononcé en France (L’internaute.com)

Que l’on ait légalisé les mariages homosexuels ne me pose aucun problème mais je n’aurais jamais cru que l’on irait jusqu’à autoriser les divorces.

Bon, je vais vous laisser là car j’ai du bidouillage sur le gaz : j’ai finalement réussi à arracher mon nom de domaine historique (sergeantpepper.net) des griffes d’Overblog et je dois maintenant le configurer afin qu’il mène ici-même, conjointement avec l’adresse existante (sergeantpeppertimes.net).

Que ceux qui ont suivi une affaire dont j’ai plusieurs fois parlé sur Overblog sachent qu’Hamza Kashgari a enfin été libéré de sa prison saoudienne. Il aura passé plus ou moins deux ans derrière les barreaux.

Oh, une dernière anecdote : entrez « pantalons tirebouchonnés » dans Goggle Images et, va savoir pourquoi, le tout premier résultat qui s’affiche est un portrait d’Ho Chi Minh.

Cet article n’existe pas

Après réflexions – et non « réflections », je ne me suis pas regardé dans un miroir – j’ai décidé de ne pas écrire d’article sur l’attaque dont Charlie Hebdo fut la victime et sur les réactions subséquentes.

Je m’étais bien lancé, la semaine dernière, dans la rédaction d’une réaction pleine de colère, mais celle-ci s’allongeait inutilement au regard du peu qu’il y a à dire :

  • Représenter Mahomet, de manière caricaturale ou respectueuse, n’est interdit qu’aux musulmans. En aucun cas, des non-musulmans ne doivent se sentir tenus d’obéir à cette censure interne. A l’inverse, personne n’a jamais demandé à un musulman d’obéir à une bulle papale ou à un interdit hindouiste.
  • Caricaturer qui que ce soit est autorisé par la loi et, en France, le code pénal a (toujours) préséance sur n’importe quel code religieux. En se moquant, les humoristes contribuent à rappeler aux bigots que la place des religions est secondaire. Ils sont des anticorps souverains dont la disparition aurait de graves répercussions sur notre santé mentale et celle de notre société.
  • Le délit de blasphème n’existe plus, sauf en Alsace-Moselle, contrée étrange où il n’y a pas séparation de l’état et de l’église et où le droit incorpore des articles du droit pénal allemand. Ces cons s’en sont d’ailleurs servis pour faire condamner Act-Up et des militants homosexuels qui, après que l’évêque de Strasbourg eut traité les homosexuels d’animaux, avaient débarqué dans la cathédrale, en pleine messe, pour lui dire qu’il était un malade. Par contre, la justice locale n’a jamais considéré que les propos de l’évêque puissent constituer une inadmissible insulte à l’égard d’une communauté. Rétablir le délit de blasphème sur tout le territoire serait se priver d’un droit de réponse percutant chaque fois qu’un religieux, quel que soit l’être de conte de fées auquel il croit, tient des propos qui relèvent de la psychiatrie. A-t-on envie de signer un chèque en blanc à des types dont la loi nous dit pourtant qu’ils ne sont pas le pouvoir et n’ont rien à imposer à personne ?
  • Nos ancêtres, échaudés par tout ce que le pouvoir religieux a pu faire subir à ce pays du temps où il était intouchable, se sont battus pour que la religion revienne dans la niche qu’elle n’aurait jamais dû quitter, à savoir la sphère du privé. Qui sommes-nous, nous qui n’avons jamais souffert de la dictature morale du christianisme et de l’inquisition, pour vouloir, à l’instar de quelques députés UMP, que le délit de blasphème, notion suffisamment confuse pour permettre des décisions très arbitraires, réintègre le code pénal et que la religion retrouve une certaine prééminence alors que la séparation de l’état et de l’église décidée à la Révolution a largement prouvé qu’elle était source de progrès ?
  • Il ne faut pas se faire d’illusions : réintroduire la notion de blasphème, plutôt que de protéger les musulmans d’un simple dessin, bénéficierait surtout aux judéo-chrétiens et leur permettrait de faire interdire nombre de livres, de pièces de théâtre, de films et de tableaux. Ménager certains reviendrait à foutre tous les autres en cage. Personnellement, je n’ai pas la moindre envie de laisser à quelques-uns, que je tiens pour des refoulés, le soin de décider arbitrairement de ce que je peux regarder, lire ou écouter. Et dire.
  • La démocratie, aussi imparfaite soit-elle, est le pouvoir du peuple, pas la mainmise de groupes religieux.
  • La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas (devise du Canard Enchaîné). Et la liberté, c’est comme le chocolat, le sexe ou tout ce qui est agréable : on en veut plus, jamais moins.
  • Si les religieux sont autorisés à attaquer les œuvres qui heurtent leurs yeux et leurs oreilles, il faudra également autoriser les athées qui ne supportent pas la présence d’églises, de mosquées ou de synagogues dans des rues par définition publiques à lancer des actions en justice pour demander leur démolition. Bref, on ne s’en sort plus.
  • Dieu n’existe pas.

Autrement, on ne sait toujours pas qui a foutu le feu à Charlie Hebdo. Il peut aussi bien s’agir de musulmans qui n’ont pas apprécié la caricature de leur prophète, que de désœuvrés au QI de figue molle ou d’infidèles, d’extrême-droite ou non, animés par de sombres desseins. Mais ça ne change rien au fait que, en se réjouissant ouvertement de l’incendie sur des sites ou sur les réseaux sociaux, comme l’ont fait des milliers d’entre eux, les musulmans de France ont perdu des points. Or, vu le climat délétère qui baigne la France depuis quelques années, ils ne pouvaient pas vraiment se le permettre. Si quelqu’un leur a tendu un piège, force est de reconnaitre qu’ils sont tombés à pieds joints dedans. Plouf !

Quant à Charlie Hebdo, il ne fait que son boulot de papier satirique et déjanté. Même si on aimerait parfois que, par souci d’équilibre, il expédie plus de « missiles » sur Israël ou sur la communauté juive de France. Chrétiens et musulmans, ses deux cibles préférées, n’ont pas le monopole de la connerie. Les juifs détiennent aussi leur part d’actions.

Last but not least, je me branle de ce que peuvent penser de moi les bigots, qu’ils soient barbus ou glabres, polygames ou pédophiles, qu’ils adorent un prophète qu’un simple coup de crayon peut mettre à mal, qu’ils baisent une croix rouillée en psalmodiant en latin ou se lamentent devant un mur en ruine. Être accusé d’intolérance par des gens qui parfois s’étranglent de rage, vous vouent aux enfers et vous promettent une fin violente, au nom de leur dieu qui est le seul dieu authentique (lu sous la plume d’un musulman de France), tient plus du titre de gloire que de l’insulte.

Dans ce pays, le politiquement correct oblige, il est devenu à peu près impossible de dire à un type qui se trouve être musulman (ou juif, du reste) qu’il est un gros con, ou tout simplement de s’en moquer, sans qu’il ne dégaine immédiatement le mot « raciste » (ou « antisémite », la
Rolls-Royce du genre), cette arme magique qui tétanise l’accusé, lui file des sueurs glacées, le laisse presque sans voix, l’oblige à bégayer que, non, il ne critique pas une race dans sa totalité mais seulement de l’ individu, de la croyance, ce qu’il tient pour de la connerie pure et simple et que, jusqu’à preuve du contraire, cela n’est ni inhumain ni même interdit par la loi du pays dans lequel nous nous trouvons actuellement. Sans compter que le « gros con », et c’est là le miracle de la loi séculière, peut faire de même si ça lui chante et renvoyer, d’un revers magistral, le nom d’oiseau vers l’expéditeur.

En fait, si les musulmans de France et les champions du monde de la susceptibilité que sont les juifs y réfléchissaient à deux fois, ils comprendraient que, chaque fois qu’un gros con comme moi se moque d’eux, ils sont logés à la même enseigne que tout le monde, cathos, athées et autres gros cons. Le racisme serait de les préserver, au titre d’une différence qui n’existe pas.

Merde. J’avais décidé de ne pas écrire cet article. Et surtout pas cet article partiel (ne pas confondre avec « partial »). Bon, on mettra ça sur le compte de cinq cafés et de deux muffins pleins d’énormes pépites de chocolat noir.

Blasphémateur

Le volant en dentelle rend pédé comme un islamophoque

L’Arabie Saoudite dispose d’une structure officielle connue sous le nom de Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice (CPVPV). Ce comité portait autrefois un autre nom mais, et cela ne s’invente pas, l’acronyme de cet autre nom était CAVES. Ce qui, en anglais, vous le savez sûrement, veut dire « grottes ». Las d’être la risée du monde extérieur, musulman ou non, le bidule décida d’adopter une appellation qui siérait mieux à l’austérité et à l’importance de sa tâche.

Le CPVPV, qui n’est ni plus ni moins qu’une police religieuse sous les ordres directs du roi, se compose de 3 500 membres et emploie une myriade de volontaires regroupés dans une entité dite muttawa. Le rôle de cette muttawa, que les volontaires prennent très au sérieux, consiste à
patrouiller dans les rues, armés de bâtons, et à s’assurer que tout ce que l’on voit est halal (tenues vestimentaires, séparation des hommes et des femmes, respect des prières, etc.). Dans le cas contraire, ils frappent, incarcèrent et frappent à nouveau.

Le plus haut fait d’armes du CPVPV et de la muttawa remonte à 2002, lors de l’incendie d’une école de jeunes filles de La Mecque. Inquiets que les pompiers arrivés sur leurs lieux puissent voir de jeunes femelles pas « convenablement couvertes » et que le contact physique ainsi induit puisse inciter donzelles et hommes du feu à copuler frénétiquement devant le bâtiment en flammes, que ce soit dans la position du missionnaire ou en furieuse levrette, les muttawwa’in refoulèrent dans le brasier toutes les jeunes filles qui parvenaient à s’en échapper et usèrent de coups pour empêcher les pompiers de se porter au secours des infortunées.

Bilan : 15 adolescentes carbonisées, une cinquantaine de blessées mais, fort heureusement, Allah U Akbar, pas la moindre pénétration, ni même la plus petite fellation à déplorer.

Les membres de ce comité, vous l’aurez maintenant compris, se distinguent par deux caractéristiques particulières : ils sont bien plus musulmans qu’Allah lui-même et, quoiqu’en plein déni, ils ont un très grave problème relationnel avec l’organe qui pendouille entre leurs jambes.

La sensibilité de leur gland est telle que couvrir les femmes des pieds à la tête du noir le plus opaque et le plus informe qui soit est le seul moyen à peu près efficace qu’ils aient trouvé pour que ces salopes ne provoquent pas des éjaculations spontanées ou, pire, les viols qu’elles mériteraient assurément si elles poussaient le vice, inhérent à leur naissance, jusqu’à se découvrir le visage ou les chevilles. En cela, du reste, les opinions des gardiens saoudiens de la foi ne diffèrent guère de celles de leurs homologues du monde entier : c’est la tentatrice qui fait le violeur.

Malheureusement, oblitérer le corps de la femme ne suffit pas toujours car, voyez-vous, il reste à la créature des yeux pour faire le mal.

Ainsi, il y a peu, un membre du CPVPV marchait tranquillement dans la rue. Je ne saurais vous dire où il allait ni où il se rendait mais vous pouvez tranquillement parier votre salaire (si vous en touchez un) qu’un des deux points, que ce soit celui du départ ou celui de l’arrivée, était une mosquée plutôt qu’une librairie. Il était donc là, tranquille, la bite et le cerveau au repos, quand il aperçut les yeux d’une femme. Peut-être ceux ci-dessous, dont il ne fait aucun doute, même pour l’athée que je suis, qu’ils sont d’une beauté diabolique.

Yeux_Purdah

Son érection fut soudaine, brutale. Si brutale que, répondant à son appel pressant, il se jeta sur le mari de la pècheresse. L’affaire est confuse et nul ne sait s’il voulut le punir d’être l’heureux propriétaire de la maléfique et pourtant divine femelle ou s’il avait en tête (de nœud) d’éliminer celui qui, légitimement, pouvait lui interdire l’entrée du vagin qu’il vit se refléter dans ce regard-là mais toujours est-il que, dans la mêlée qui s’ensuivit, le mari reçut deux coups de couteau.

L’affaire fit un certain bruit dans le pays et, bien évidemment, le Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice s’en empara. Non pour punir celui de ses membres qui, dans la rue, se jette sur les couples puisqu’il ne saurait être tenu pour responsable d’une turgescence et de pulsions sur lesquelles il n’a aucun contrôle mais pour proposer une loi qui, faute d’autoriser l’abattage de nymphomanes dont on a par ailleurs besoin pour le renouvellement de l’espèce et les tâches ménagères, puisse tout au moins restreindre leur vaste capacité de nuisance : les obliger à cacher également leurs yeux dès lors qu’elles s’aventurent dans l’espace public.

Le Sheikh Motlab al Nabet, porte-parole du CPVPV, n’a toutefois pas précisé si les aveugles nouvellement créées seraient autorisées à bénéficier de l’aide d’un chien mâle ou d’une canne mais, sachant l’usage pervers que les femmes peuvent faire de l’un ou de l’autre, il y a fort à parier que non.

Cependant, si l’Arabie Saoudite ne comptait, pour veiller au grain et au strict respect de la mode féminine, que le seul Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, elle resterait un véritable paradis pour les femmes. Voire un lupanar.

C’est pourquoi il existe aussi, afin de s’assurer que le CPVPV ne fasse pas preuve d’un trop grand laxisme, un conseil religieux connu sous le nom de Majlis al-Ifta’ al-A’ala. Quoique très proches de ceux du CPVPV, notamment pour ce qui est de la sensibilité extrême du gland et de la propension à rendre les femmes responsables de cette excitabilité, les membres du conseil religieux ne verraient, eux, aucun inconvénient à poursuivre Allah pour apostasie si cela devait servir la cause de leur Islam.

Au moment même où le CPVPV déposait un projet de loi qui bannisse définitivement les yeux maudits des femmes de la surface du territoire national, le Majlis al-Ifta’ al-A’ala lâchait érudits et « scientifiques » aux idées bien arrêtées sur la question des femmes au volant.

Leur rapport vient d’être remis aux parlementaires et il ne laisse planer aucun doute sur les conséquences apocalyptiques qu’aurait l’abrogation de la loi interdisant la conduite aux femmes : non seulement il n’y aurait, dans les dix ans à venir, plus une seule vierge sur tout le territoire mais, conséquemment, les Saoudiens deviendraient tous pédés comme des phoques occidentaux.

Je ne sais absolument pas quel enchaînement d’idées les a menés à cette conclusion, ni même s’il y eut un enchaînement logique d’idées plutôt qu’un empilement hétéroclite, mais ils sont sûrs de leur fait.

Et ils vont même plus loin : si une femme autorisée à conduire perd très vite sa virginité, elle devient aussi, en bonne porteuse du mal qu’elle est déjà de par sa naissance, irrémédiablement folle de cul, insatiable, affamée, inassouvissable.

Le « professeur » Kamal Subhi, corédacteur de l’étude et professeur qui mérite plus ses guillemets que ses diplômes, rapporte une anecdote qui, plus qu’à l’appui de la théorie, est la théorie même : alors qu’il était assis dans un café d’un pays arabe qu’il ne souhaite pas nommer, raconte-il, « toutes les femmes me regardaient. Une d’elles fit un geste pour signaler clairement qu’elle était disponible… c’est ce qui arrive quand les femmes sont autorisées à conduire ».

Malgré son caractère scrupuleux et définitivement rationnel, on peut cependant regretter, et croyez bien que je le regrette, que le récit de son voyage et des turpitudes dont il fut le témoin malheureux ne s’accompagne pas du volume précis de semence dont il tartina assurément l’intérieur de sa gandourah. C’eut été là une donnée scientifique permettant de quantifier le mal avec une rigueur sans équivalent et, surtout, sans précédent.

De toute façon, il est inutile que le Majlis al-Ifta’ al-A’ala lutte contre l’abrogation de la loi interdisant la conduite aux femmes puisque celles-ci, bientôt aveuglées par le Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, ne seront même plus en mesure de trouver la bagnole. Sans parler de mettre la main sur la clé de contact.

Bon, c’était ma séquence « Islamophobie ». Je promets toutefois que, un de ces quatre, afin que tout le monde ait son dû, je me pencherai sur la question de ces femmes-objets que, dans notre Occident que nous voudrions presque irréprochable, nous nous plaisons à déshabiller jusqu’au col de l’utérus pour faire vendre tout et n’importe quoi dans les plus grandes quantités possibles. Leur cas (et, par conséquent, celui de leurs hommes – dont je suis) est tout aussi intéressant que celui des femmes-animaux-de-compagnie et de leurs maîtres.