原子力明るい未来のエネルギー

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« L’énergie nucléaire est l’énergie d’un futur radieux »

« L’énergie nucléaire est l’énergie d’un futur radieux »

Toutes ces photos sont du photographe polonais Arkadiusz Podniesinski et ont été prises en septembre 2015 dans la zone d’exclusion autour de Fukushima. Ne manquez surtout pas de visiter son site web. Vous y trouverez également, en plus du présent photoreportage, trois galeries consacrées à Tchernobyl.

Des djinns rapiécés

Et Gaïa, épuisée par ses enfants, n’eut plus d’autre solution que d’envoyer ses djinns…

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Le site de Fabrice Monteiro

Le site d’Ecofund

Le marchand de sable est passé

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Ces photos ont été mises en ligne sur Facebook par Khaled Barakeh, un artiste d’origine syrienne, mais je ne saurais dire, par manque d’informations, si elles sont de lui ou de quelqu’un d’autre. Elles auraient été prises hier sur les côtes libanaises, à la suite d’un naufrage qui a provoqué la mort de quelques 80 Syriens et Palestiniens en route pour l’Europe.

Merci à Rico, qui les a portées à mon attention.

Crissemeusse

Si l’on exclut le jovial bonhomme à barbe blanche, les flocons de neige qui virevoltent dans le-vent-d’hiver-qui-s’en-va-sifflant-soufflant-dans-les-grands-sapins-verts, l’imagerie scintillante rouge et or, les sempiternelles rétrospectives télévisées et les bruits presque obscènes qu’engendre une mastication réjouie, rien n’évoque mieux Noël que les enfants eux-mêmes.

Ainsi – et vous allez découvrir que ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède –, au Bangladesh, pays dont est originaire le photographe GMB Akash, 17,5 % des mômes de 5 à 15 ans « sont engagés dans des activités économiques ». Entendez par là qu’ils triment en silence et dans la douleur pour des salaires mensuels si dérisoires qu’ils ne suffiraient pas à payer la litière hebdomadaire des plus exigeants de nos chats domestiques.

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Hijra

« Je me sens comme une sirène. Mon corps me dit que je suis un homme mais mon âme me dit que je suis une femme. Je suis comme une fleur, une fleur faite de papier. Je serai toujours aimée de loin, jamais touchée et sans odeur dont tomber amoureuse. » – Heena

Shumi et Priya (Photo : Shahria Sharmin)

Shumi et Priya (Photo : Shahria Sharmin)

Panna (Photo : Shahria Sharmin)

Panna (Photo : Shahria Sharmin)

Nishi (Photo : Shahria Sharmin)

Nishi (Photo : Shahria Sharmin)

Chaiti (Photo : Shahria Sharmin)

Chaiti (Photo : Shahria Sharmin)

Tina (Photo : Shahria Sharmin)

Tina (Photo : Shahria Sharmin)

Site Web de Shahria Sharmin

Palestine, 1919

Je ne sais pas grand-chose de ces photos, hormis qu’elles ont toutes été prises en Palestine en 1919. En fait, j’en sais tellement peu que je serais même incapable de vous dire comment j’en suis venu, hier ou avant-hier, à m’y intéresser. Je crois me rappeler avoir suivi un jeu de piste qui a débuté sur le mur Facebook d’un ou d’une amie mais je n’en mettrais pas ma main au feu. Par contre, je me souviens très bien du coup de foudre que j’ai éprouvé lorsque je les ai finalement découvertes en grand format sur un site russe. A votre tour, maintenant, de tomber sous le charme.

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem, Porte de Damas

Jérusalem, Porte de Damas

Jérusalem

Jérusalem, Via Dolorosa

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem

Jérusalem, vieux juif

Jérusalem, vieux juif

Vallée du Jourdain

Vallée du Jourdain

Paysan, Ramallah

Paysan, Ramallah

Près de la Mer morte ?

Près de la Mer morte ?

1919_Palestine_Caravane

1919_Palestine_Charpentier

Charpentier

Bethléem

Bethléem

Berger

Berger

Deux enfants

L’un voltige, l’autre est écrasé.

Bangui – Centrafrique, le 12 mars 2014 (Photo : Siegfried Mondola / Reuters)

Bangui – Centrafrique, le 12 mars 2014
(Photo : Siegfried Mondola / Reuters)

Yangon – Birmanie, le 11 mars 2014 (Photo : Ye Aung Thu / Getty Images)

Yangon – Birmanie, le 11 mars 2014
(Photo : Ye Aung Thu / Getty Images)

 

Quelle vie je mène !

Aujourd’hui, en fin d’après-midi, alors que je grignotais un biscuit fourré au chocolat, et je ne saurais vous dire ce qui a motivé cet élan soudain, j’ai couru à l’étage attraper mon appareil photo avant que le soleil ne disparaisse complètement derrière la butte.

Et, pendant que mon fils me disait quelque chose que j’avoue ne pas avoir saisi mais que je lui demanderai de répéter au dîner, j’ai pris une poignée de photos.

De retour dans ma petite étude sise sous la pente est du toit, et je ne saurais pas non plus vous dire ce qui a motivé ce deuxième élan, j’ai ouvert des logiciels, mis une copie d’une des photos en noir et blanc, réduit la taille d’une autre copie de la même photo, amélioré un brin la netteté de l’une et de l’autre copies et, enfin, collé la copie en couleur sur la copie en noir et blanc.

A l’issue de ces manipulations, je tenais donc ce que l’on appelle un collage. Sauf que, vous l’aurez certainement noté, je n’ai pas utilisé de colle.

Je vous livre la chose, que j’ ai intitulée « Bien au chaud » :

Bien au chaud, 28 novembre 2013

Bien au chaud, 28 novembre 2013

Là où intervient l’incroyable coïncidence, je vous jure que je n’avais rien planifié et que je n’ai découvert le concours de circonstances qu’au moment de classer la photo dans le dossier où je classe de telles photos, c’est que ce collage, qui est, pour autant que je m’en souvienne, mon deuxième collage à prétention artistique, a été réalisé 2 ans jour pour jour, et presque heure pour heure, après mon premier collage à prétention artistique. Et les deux fois, tenez-vous bien, j’étais en pantoufles.

Ça met sur le cul, non ?

En Pantoufles, 28 novembre 2011

En Pantoufles, 28 novembre 2011

Mot-valise, visages de voyageurs immobilisés

On ne les appelle plus guère que SDF. On a entassé leurs existences brisées, méprisées, burinées, mouillés, délavées, battues par les vents dans un mot-valise qui ferme bien et s’écrit aisément.

On les a réduits à trois lettres qui sont censées dire tout et sans passion de leur multiplicité, de leurs chemins, de leurs rêves, de leurs douleurs, de leurs accidents, de leurs éclats de rire, des combats qui dilatent leurs minutes, étirent leurs heures et, bien souvent, écourtent leurs vies. On les a ramenés à un acronyme qui détermine leur emplacement et définit leur rôle. Leur désignation est leur strapontin et leur saynète.

Oh, on en a concassé bien d’autres avant eux : OS, DRH, PDG, CAE, VRP. Vous, moi. Ils ne sont ni les premiers ni les derniers dont on tait, dont on dissimule les luttes minuscules et les combats épiques, les impasses et les horizons, derrière des sigles insignifiants que, crétins que nous sommes, nous adoptons sans plus tarder. Non, ils ne sont pas les premiers que l’on personnifie en les désincarnant, que l’on explique en les abrégeant. Le système est une structure et une méthode dont l’équilibre et le fonctionnement ne pourraient être sans chosification ni, surtout, circonscription.  Moins on en dit, plus on en saurait.

Je, vous, nous, ils les intitulons SDF et, parce qu’ils ont le pouvoir par leur simple présence de brûler nos regards, de déchirer nos voiles, de faire éclater nos bulles et de souiller nos espaces, nous les souhaiterions invisibles.

Ils sont un échec et une laideur que nous voulons inconnus, étrangers, mais qui soudain, au détour d’une rue, sont parfois là à nous chuchoter des mots grossiers qui sont puanteur, meurtrissures et saleté.

Nous nous en écartons. Nous nous faisons fugaces, inaperçus. Nous nous pressons pour échapper aux tentacules vénéneux qu’ils pourraient avoir. Plus loin, quand nous sommes sains et saufs et à nouveau supérieurs, quand ils ne sont plus un péril, quand ils ont perdu le pouvoir qu’ils ont momentanément eu sur nous, ils redeviennent, avant que nous les oubliions, des vaincus, des créatures frêles et terrassées, des objets de pitié. Des ombres évidées qui transforment nos vies également absurdes en sphères ensoleillées. Des taches grâce auxquelles, parce que nous avons un toit et un canapé, nous pouvons nous croire immaculés.

Pourtant ils sont souvent beaux, de cette beauté que seules ont les âmes que la vie a plus qu’effleurées. Ils portent les plis et les rides inaltérables des aventuriers, des navigateurs, des pirates, des grands-parents ou des guerriers.

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Tous ces portraits sont de Lee Jeffries.

 

Nacktkultur

Si vous entrez le nom de Gerhard Riebicke dans un moteur de recherche et que vous vous en tenez au français et à l’anglais parce que vous ne lisez pas l’allemand, vous ferez très certainement remonter à la surface un certain nombre de photographies en noir et blanc ou en sépia mais assez peu d’éléments biographiques (Riebicke n’a pas de page sur Wikipédia, quelle que soit la langue consultée).

De cet individu, j’ai appris peu de choses, hormis qu’il naquit en 1878, qu’il poussa son dernier soupir en 1957 et que, notamment dans les années 20 et 30, il photographia les nudistes allemands non sans une certaine compulsivité. Je suppose que, comme beaucoup d’Allemands de l’époque versés dans le naturisme, Riebicke fut fortement influencé par Nacktkultur (Culture du nu), un ouvrage publié en 1893 par Heinrich Pudor – un type de par ailleurs tellement taré que, plus tard, il alla jusqu’à soupçonner les nazis de tolérance envers les juifs.

Je n’en mettrais pas ma main au feu mais il m’a semblé comprendre de quelques documents allemands que j’ai rapidement consultés que Riebicke fut l’illustrateur d’un autre grand best-seller du naturisme allemand : Der Mensch und die Sonne (L’Homme et le soleil) d’Hans Suren. Publié pour la première fois en 1924, cet ouvrage fut révisé en 1936 afin d’inclure quelques délires raciaux et de nombreuses citations tirées de Mein Kampf. La nouvelle version, intitulée Mensch und Sonne – Arisch olympischer Geist (Homme et soleil – L’esprit olympique aryen), fut très appréciée du Führer.

Der Mensch und die Sonne

Le naturisme, tellement en vogue dans l’Allemagne pré-hitlérienne qu’il avait ses écoles, ses centres (plutôt socialistes) et ses magazines, fut d’abord interdit par un arrêté de 1933 (« Le naturisme supprime la pudeur naturelle de la femme et ôte à l’homme tout respect de la femme, portant de ce fait atteinte aux fondements de toute culture digne de ce nom », disait Herman Goring) pour finalement être toléré en 1935, notamment sous l’influence d’Hans Suren, qui avait adhéré au parti nazi dès 1933. Devenu « Commissaire spécial pour l’éducation physique » pendant les Jeux olympiques de 1936, ce dernier n’eut de cesse de prôner un naturisme national propre à mettre en valeur la pureté de la race allemande (accusé en 1941 de s’être masturbé en public, Suren finira par ne plus être en odeur de sainteté auprès des nazis). Enfin, en 1942, tant le nudisme servait si bien le culte de la beauté si cher au disgracieux Adolf et les fumeuses théories sur la supériorité absolue de la race aryenne, les nazis finirent par le légaliser.

Je ne saurais vous dire, par manque d’infos, si Gerhard Riebicke adhéra au nazisme et souscrivit, d’une manière ou d’une autre, à la folie qui gangrena puis dévasta son pays. Mais ce dont je puis cependant être raisonnablement certain, c’est qu’il ne s’éleva pas contre puisqu’il put tranquillement poursuivre sa carrière de photographe sous le Troisième Reich (j’en veux pour preuve des photographies de sportives datées des années 1940 que j’ai aperçues ici et là sur la Toile et le fait qu’il publia à Berlin, en 1942, un livre consacré au sport).

Les nus de Riebicke sont intéressants en ce sens qu’ils sont souvent singulièrement dépourvus de naturel. La plupart de ses clichés sont presque toujours le résultat d’une lourde mise en scène, d’une chorégraphie évidente. Bien que certains soient indéniablement joyeux, ils manquent cruellement de spontanéité. Ce qui n’est guère surprenant si l’on songe que Riebicke, plus idéologue qu’artiste, n’avait pas pour objectif de saisir de l’éphémère mais d’illustrer l’hygiénisme alors en vogue.

Quoi qu’il en soit, les photographies ci-dessous, que je crois toutes prises dans les années 20 et 30, sont aujourd’hui pour nous l’occasion, sous d’astucieux prétextes historique et culturel, de mater de la croupe germanique, du téton teuton et de l’entrecuisse frisé en veux-tu en voilà sans que personne ne puisse nous accuser de nous adonner à de la vile pornographie. Danke, Gerhard.

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Mise à jour : une page Wikipédia consacrée à Gerhard Riebicke a finalement été créée en 2016.

Le passage et l’interruption

Ah, je vois que notre voiture est maintenant avancée. Entrons-y sans plus attendre. Ce blog est assez confidentiel pour que nous puissions tous nous y engouffrer et que notre escapade passe complètement inaperçue.

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Où allons-nous ?

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Je ne sais pas vraiment. Notre destination, voyez-vous, est multiple et singulière, fabuleuse et véridique. Elle est dans l’espace et dans des recoins, dans le vide et dans la profusion, dans la démesure et dans l’infime. Elle est au-delà d’un interstice et dans la craquelure même. Elle vit dans le passage et dans l’interruption. Elle existe dans des intervalles et dans la continuation. Elle tient dans la superposition et dans le décalage. Nous en sommes séparés par un hiatus et par rien. Nous y rendre demande un transport ; y arriver est abandon.

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Notre destination est un château, un asile, un hôpital, un dépotoir d’enfants, un couloir, un escalier, une marche, une déambulation, des bruits de pas, une jungle emmurée, une bibliothèque de la mort, un fauteuil grippé, des mouvements pétrifiés, un ventre chaud, un cœur glacé, l’intérieur d’une veuve énamourée, le fauteuil du pasteur qui l’aima et en abusa, le silence de l’enfant coupable que l’on noya, l’ascension de sa respiration transparente, l’éclosion de son agonie muette à la surface de l’eau claire, un clapotis, un bruissement, un éclat, une lumière, un fragment d’obscurité, une valse d’ombres, un kaléidoscope de noirceurs et de clarté, des échos flottants que tamise un nuage de poussière en suspension…

Et des bocaux oubliés près d’une fenêtre qui donne sur soi-même.

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Ces superbes photos, et bien d’autres encore, sont de Sven Fennema et sont reproduites ici avec sa très aimable permission.

Je vous invite bien sûr à visiter sans délai LIVING PICTURES, son extraordinaire site web, et je puis vous assurer que vous ne regretterez pas le détour.

Cagibis, galetas et autres ergastules

Comment, sur un territoire de 1 104 km2 dont le nom veut dire « Port aux Parfums », peut-on faire entrer 7 071 576 habitants ?

Ben, on empile, on entasse, on amoncèle  les plus pauvres…

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… et puis on les presse, les compresse, les comprime.

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Photos des bâtiments : Michael Wolf

Photos des claquemurés : Society for Community Organization (Hong Kong)