Harlem Twoubadou Goes to New Orleans

Leyla McCalla, New-Yorkaise d’origine haïtienne, se destinait à la musique classique. Mais ça, c’était avant. Avant qu’elle ne parte à La Nouvelle-Orléans, un violoncelle sur le dos et des poèmes de Langston Hughes plein le cœur.

Cette biographie, de laquelle j’ai exclu un passage de deux ans au Ghana, les « esprits fermés », le métro de New York, le busking, les jobs de serveuse, un concert aux côtés d’un célèbre musicien de hip hop, Bach sur le pavé de Royal Street, la manche, l’amour du jazz, le coup de foudre de la Music Maker Relief Foundation, la bénédiction de Taj Mahal, une collaboration avec des musiciens de Caroline du Nord, une étape dans un studio de Nashville, la redécouverte de ses racines Twoubadou (troubadour, bien sûr) et deux ou trois autres trucs d’une terrible importance, peut sembler succincte et caricaturale et, succincte et caricaturale, je l’admets, elle l’est certainement. N’empêche que, comme vous allez le vérifier dans la minute qui suit immédiatement la minute présente, les principaux ingrédients de la richesse de la musique de Leyla y sont tous présents. Le tour de force, car tour de force il y a, cela aussi vous allez très vite le constater, c’est d’avoir su ne conserver, de toutes les influences qui l’ont fertilisée, que la substantifique moelle. C’est-à-dire – n’ayons pas peur du gros mot – l’âme.

Bref, je viens de faire une découverte dont j’ai pensé qu’elle valait bien quatre vidéos. Pour info, sachez que Leyla McCalla, qui sera bientôt en tournée en France, a sorti son premier album solo fin 2013.

With many thanks to Greg and Rousselle (mwa bizwen di mèsi)