Insurrections, valses-hésitations et perturbation mentale

Pourquoi l’ABCD de l’égalité inquiète les parents (La Croix)

Je ne voudrais pas dire inutilement du mal de catholiques et de musulmans déjà rendus passablement anormaux par leurs croyances débiles et leurs valeurs archaïques mais il se pourrait fort que l’égalité hommes-femmes inquiète l’un des parents bien plus que l’autre :

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Quand les femmes témoignent de leur peur de marcher seules dans les rues (France Info)

En fait, si les femmes marchaient vraiment « seules dans les rues » ou si elles n’y croisaient rien de plus dangereux que des homosexuels, elles n’auraient absolument rien à craindre pour leur sécurité. Ce qui les met en danger est d’avoir à partager la chaussée avec quelques-uns de ces mâles hétérosexuels que les bigots de toutes origines nous décrivent comme le summum de la normalité.

Béatrice Bourges a-t-elle réussi à faire trembler l’Élysée ? (Boulevard Voltaire)

Béatrice Bourges, la cheftaine du groupuscule ultra-homophobe Printemps Français, nous avait bruyamment promis au soir du 26 janvier « une grève de la faim jusqu’à la destitution du président François Hollande ». A peine huit jours plus tard, peut-être profondément déstabilisée par des visions d’hosties nappées de caviar, elle crie « pouce ! » et décide de s’alimenter à nouveau. Conclusion de Boulevard Voltaire, tombé en pâmoison devant la courageuse dame : « Béatrice Bourges a tenu bon. »

Bon, on lui dit maintenant que François Hollande est toujours plus ou moins président ou on attend qu’elle ait fini de saucer son assiette en porcelaine de Limoges ?

La Manif pour tous doit assumer son rôle de garde-fou ! (Boulevard Voltaire)

Autant engager des aliénés pour assurer la conciergerie de l’asile.

Les musulmans en tête de la manifestation pour tous (FdeSouche)

Si la Manif pour tous, que l’on sait essentiellement composée d’individus catholiques et/ou d’extrême-droite, a invité des musulmans à la rejoindre, c’est uniquement pour grossir les rangs et si elle a placé ceux-ci en tête du cortège, c’est seulement pour tenter de se donner une image d’ouverture et de pluralisme. Cependant, comme en témoignent les commentaires des lecteurs du site nationaliste FdeSouche (mais les remugles sont les mêmes sur la plupart des sites pro-Manif pour tous, dont le Boulevard Voltaire dont nous causions plus haut), il ne faudrait surtout pas que les Français musulmans et les musulmans de France s’imaginent que défiler au côté des catholiques et des souchiens fait subitement d’eux des êtres humains à part entière aux yeux de leurs nouveaux (et très provisoires) copains de jeu. Morceaux choisis :

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Quand le retour en force du mot réactionnaire trahit les fantasmes de la gauche de rejouer symboliquement la Terreur (Atlantico)

Inversement, on peut aussi se demander si le retour du mot « Terreur » ne trahit pas les fantasmes des réactionnaires.

Il n’y a pas de théorie du genre à l’école… mais c’est bien pire (Atlantico)

L’auteur de cet article est un type physiquement très laid, tellement laid même que sa laideur ne peut être que le fruit d’un choix. Jamais le hasard n’aurait pu être aussi cruel envers un être humain. Il va cependant sans dire que je vous serais reconnaissant de ne pas voir une ignoble attaque personnelle dans mes propos alors qu’ils sont la critique la plus impartiale que vous ne rencontrerez jamais du texte commis par le disgracieux machin dont, du reste, je ne serais pas étonné d’apprendre que le seul fait d’exister valut autrefois à son innocente mère d’être noyée sous les quolibets.

Bernadette Chirac : « Un président de la République célibataire, cela doit être difficile » (Gala)

Je ne vois pas du tout pourquoi un président célibataire devrait être difficile. Par contre, j’imagine très bien comment cela doit être très dur.

Bosnie : émeutes contre la pauvreté et le chômage (Nouvel Obs)

Voilà enfin une insurrection – avec, excusez du peu, palais présidentiel incendié – menée  par des gens qui ont toutes les raisons de s’insurger et qui, accessoirement, ramène les actuels défilés parisiens à leur juste valeur : de la simple perturbation, mentale.

Le Pen a un patrimoine « parfaitement transparent » (Europe 1)

Qui peut donc croire que le bunker du vieux a des murs de verre ?

Hollande: « L’islam est compatible avec la démocratie » (7 Sur 7)

Ce n’est pas parce que le coran, en tant que livre, est compatible avec une étagère de bibliothèque municipale que l’islam est soluble dans la démocratie (demandez donc à Jabeur Mejri si vous ne croyez pas en moi). Rappelons qu’il a fallu que les Révolutionnaires de 1789 dessoudent un certain nombre de curés pour que le catholicisme se tienne enfin à carreau (« Vous n’arriverez à rien si vous ne déchristianisez la Révolution », disait fort justement Mirabeau). Je n’invite bien sûr pas les démocrates tunisiens à zigouiller dans la joie et l’allégresse de l’imam superflu. Une telle mesure, en plus d’être illégale malgré son caractère hautement prophylactique, mettrait en danger la vertu des vierges qui résident au paradis (on a déjà assez de viols ici-bas sans que l’on exporte la pratique dans l’au-delà). En outre, de par mon athéisme exacerbé, je suis pétri de cette non-violence qui échappe totalement aux religieux qui en ont pourtant fait leur fonds (fond ?) de commerce. Cependant, disait Lao Tsu dans un texte apocryphe, il est des coups de pelle derrière les oreilles qui vous changent parfois la vie.

Sotchi 2014 : les 22e Jeux olympiques d’hiver sont ouverts (Le Parisien)

Ouverts mais tellement peu tolérants qu’on en vient à croire qu’il est des synonymes que tout oppose.

Famille : la valse hésitation du gouvernement (Boursorama)

Napoléon a lui aussi connu une valse-hésitation que, plus tard, des historiens au vocabulaire très limité qualifieront à tort de retraite de Russie. Même chose pour la non moins célèbre valse-hésitation de Dien Bien Phu que l’on nous sert aujourd’hui comme une retentissante défaite.

Vincent Peillon : « Arrêtons d’opposer plaisir et effort à l’école » (Le Monde)

Tout à fait. On peut à la fois se masturber dans les toilettes du préau et fournir un travail soutenu en classe.

Karachi : l’étau se resserre autour d’Edouard Balladur (Le Figaro)

L’étau, ce n’est pas mal mais si vous n’êtes pas au premier rang, vous ne verrez pas grand-chose. Tandis que la corde ou la guillotine…

Les maisons de retraite coûtent plus aux retraités que ce qu’ils ont (Europe 1)

Vivre coûte aussi parfois à certains vivants beaucoup plus que ce qu’ils ont.

L’insalubre conduite des femmes au volant

Si les femmes étaient autorisées à conduire, cela nous le savions déjà depuis la très remarquable étude du « professeur » Kamal Subhi, un homme qui se voudrait pur esprit mais que l’existence d’une gent féminine condamne à d’horribles visions de muqueuses et de suintements et à des éjaculations diurnes totalement involontaires qui le ruinent en notes de pressing, l’Arabie Saoudite ne compterait plus une seule vierge dans les dix ans à venir. Jour après jour, semaine après semaine, sur les banquettes arrières, aux carrefours, dans les parkings et les culs-de-sac, les hymens sauteraient comme bouchons de champagne un soir de réveillon sur les Champs-Elysées et, une décennie plus tard, à raison de 3835,61 défloraisons par jour (j’ai fait le calcul), il ne resterait pas plus de Saoudiennes de première main dans le royaume qu’il ne reste de kleenex propres dans la poche d’un enrhumé vers 7 heures du soir.

De plus, bien que la perte de l’hymen qu’entraîne inévitablement le pilotage d’une voiture puisse passer totalement inaperçue vue de l’extérieur, elle a pour conséquence, cela aussi Subhi l’a magistralement démontré, de transformer les femmes en folles de sexes, le leur et celui dont la nature, connaissant leur faiblesse, ne les a pas pourvues personnellement. De créatures à peu près pensantes et bienpensantes qu’elles sont tant qu’elles assoient à l’arrière et que leurs pulsions intimes sont contenues par la fine et héroïque membrane qui leur est comme un voile intérieur, elles se transforment soudainement, dès lors que la pudique et translucide digue a cédé, en vagins ambulants qui ne vivent que pour débusquer des testicules et récolter la drogue dure que ceux-ci renferment.

On pourrait croire bien sûr, si l’on n’y réfléchissait pas mieux, que l’artère désormais ouverte à la circulation appelle au mouvement et au débit, que la veine gourmande excite la seringue débordante qu’est souvent l’organe masculin. Or, si cela coule de source chaude dans n’importe quel autre pays, il n’en est rien en Arabie Saoudite. Kamal Subhi a été formel sur ce point : dans son pays, les hommes ne goûtent ni les conductrices ni les femmes déflorées et encore moins, ce qui est peut-être pour lui un pléonasme, les conductrices déflorées. Ils goûtent même tellement peu les unes, les autres et la somme des deux que Subhi nous a assurés qu’ils choisiraient de se faire gays comme des pédés chrétiens plutôt que d’épouser une piétonne d’occasion (des Saoudiens qui se respectent et craignent dieu ne se mettent pas dans la peau de femmes que d’autres qu’eux ont tannée) ou une automobiliste neuve.

Kamal Subhi, hélas, ne nous a pas livré chaque étape du raisonnement qui l’a mené aux diverses conclusions qu’il a tirées et on ne peut s’empêcher de penser que, dans sa précipitation à finir son étude avant que le pressing de son quartier ne ferme, il a sauté allègrement plusieurs marches parmi les plus importantes. On ne peut que se demander, par exemple, qui pourrait bien dévirginiser 3835,61 conductrices nouvelles par jour pendant dix ans puisqu’il a nous assurés que les Saoudiens préféreraient fourrager dans le coffre d’autres Saoudiens plutôt que d’avoir quoi que ce soit à faire dans la conduite intérieure d’une femme au volant.

Mais, aussi dément soit-il, si l’Arabie Saoudite ne comptait qu’un seul type du calibre de Subhi, elle serait une terre saine plutôt que sainte. Malheureusement, les fous de dieu y pullulent en quantités inversement proportionnelles au nombre de femmes qui sillonnent les routes, une fleur vorace entre les jambes.

Le Cheikh Saleh al-Lehaydan, personnage dont je ne serais pas étonné d’apprendre qu’il est un pote de mosquée de Kamal Subhi, est une autre de ces lucioles qui a la lumière du jour pour pire cauchemar. Les illuminés, accordons-leur cela, sont des gens qui ont parfaitement compris que seule l’obscurité les met en valeur et leur permet d’échapper à l’anonymat. Que l’Arabie Saoudite se transforme en un pays diurne et ils deviendront des créatures invisibles dont on ne remarquera plus la présence que lorsqu’il faudra nettoyer les calandres et les pare-brises.

Le Cheikh Saleh est toutefois différent de son ami Subhi en ce sens que lui n’hésite pas à plonger dans la tuyauterie là où l’autre siphonné, rendu fou par ses visions et ses notes de pressing, ferait lapider gynécologues, plombiers et tripiers. Saleh est même un spécialiste de l’intérieur des femmes. Il sait à quoi tout mène, où tout se branche, quelle buse fait suite à quel drain. Valves, vulves et clapets n’ont aucun secret pour lui. Si Jean Valjean, descendu dans les égouts de Paris, « marchait dans une énigme » et était obligé « d’inventer sa route », Saleh, lui, placé dans la même situation, trouverait le chemin de La Mecque les yeux fermés. L’homme, plus qu’un docteur de la foi, est un interne. Il lui arrive peut-être parfois de s’égarer dans les rues ensoleillées de Ryad lorsqu’il se laisse emporter par la récitation silencieuse de quelque hadith qu’il affectionne particulièrement mais, Allah U Akbar, jamais les femmes ne le perdront, quand bien même on le lâcherait avec un bandeau sur les yeux très loin de la sortie du labyrinthe qu’elles renferment.

Contrairement à son ami Subhi, que nous avons laissé quelques paragraphes plus haut prêt à se laisser damer le fion si les femmes étaient autorisées à conduire, Saleh ne semble avoir aucune inquiétude quant à l’avenir sexuel de la nation. Pour lui, les hommes continueront comme par le passé à user des femmes et à leur verser ce qui leur est dû et qu’elles reçoivent non sans râles mais sans protestation aucune. Ce qui l’angoisse formidablement, ce sont les conséquences que pourrait avoir la conduite automobile sur l’agencement des entrailles féminines et, par conséquent, sur la santé des futurs enfants saoudiens. Ecoutons-le nous expliquer ce que nous ne saurions répéter sans perdre deux ou trois nuances d’une terrible importance pour l’intelligibilité de la démonstration :

« Si la femme devait conduire sans que ce soit utile, cela pourrait l’affecter d’un point de vue physiologique; le cas a été étudié dans le domaine de la physiologie fonctionnelle et il s’avère que les ovaires sont automatiquement affectés, que la poussée du bassin est contrariée, et c’est ce qui explique que la plupart des femmes qui conduisent régulièrement des voitures donnent naissance à des enfants qui présentent des problèmes de santé d’ordre varié. »

Conduire, donc, Saleh le démontre précisément en usant de ses vastes connaissances en « physiologie fonctionnelle » (un domaine apparenté de très loin à la physiologie incommode), affecte négativement les ovaires et, quoi que cela veuille vraiment dire, contrarie la poussée du bassin, le tout d’une telle manière que le Saoudien du futur pourrait être d’une qualité moindre que celui d’aujourd’hui. En d’autres termes, la femme, parce que génitrice, n’est tout simplement pas configurée pour s’assoir à l’avant, presser des pédales et subir les poussées brutales et contradictoires que provoquent alternativement accélération et freinage. Il se pourrait même fort que l’évolution ne permette jamais à son organisme délicat de s’adapter à cette rude pratique pensée par et pour l’homme. Que sa structure lui autorise et lui ait toujours autorisé à subir vaisselle, ménage, corvées d’eau ou levrette furieuse dans un silence qui est le chaste voile de sa bonne humeur ne garantit en rien qu’elle soit capable de résister à un trajet d’un point A vers un point B (ou plutôt, parce qu’en Arabie Saoudite on lit de droite à gauche et qu’on aime remonter le temps, d’un point B vers un point A). Les grenouilles, par exemple, malgré des siècles et des siècles d’évolution animale, n’ont jamais réussi à voler. Dieu sait pourtant qu’elles ont sauté et sauté encore, la tête farcie de rêves de décollage.

Va-t-on, s’inquiète aujourd’hui Saleh au moment même où Subhi, au sortir du pressing, entre discrètement dans une pharmacie pour faire le plein de vaseline, autoriser la femme, cette fragile mécanique de précision sur qui repose l’avenir du pays, à conduire une voiture simplement parce qu’elle le demande ? Non, répond-il. Pas plus que nous ne serions assez fous pour jeter en l’air la grenouille enceinte qui nous supplierait de lui donner l’élan qui manque à son envol, nous n’autoriserons les femmes à pratiquer une activité pour laquelle elles ne sont pas prévues et dont, têtes de linottes qu’il nous faut protéger d’elles-mêmes, elles méconnaissent les dangers.

J’imagine très bien les difficultés que doivent rencontrer Subhi et Saleh lorsque, l’un venant du pressing et l’autre sortant de la consultation d’un manuel illustré de « physiologie fonctionnelle », ils se retrouvent à la mosquée pour tenter de rédiger une fatwa qui soit une synthèse des cauchemars existentialistes de l’un et des angoisses mécaniques de l’autre. Je vois, comme si j’y étais, Subhi se gratter la tête tout en se livrant silencieusement à de savants calculs qui prennent tout à la fois en compte la taille estimée du pénis de Saleh et la quantité de vaseline dont il dispose. Saleh, lui, sous une apparence imperturbable, regarde Subhi du coin de l’œil et tente de l’imaginer en planche anatomique.

Leur travail n’avance pas, la feuille A4 reste blanche. Pédés ou anormaux sont, ma foi, deux destins bien dissemblables.

Puis, soudain, leurs regards pétillants se rencontrent. Eureka ! Ils ont trouvé la solution. Elle est d’une simplicité si désarmante qu’ils riraient d’eux-mêmes si le règlement de la mosquée ne proscrivait pas un comportement aussi licencieux : et/ou. Si les femmes étaient autorisées à conduire, les Subhi et les Saleh de l’après deviendraient pédés et/ou naîtraient encore plus crétins qu’ils ne le sont déjà.

Subhi est saisi d’une légère érection emplie de mélancolie. Saleh est en plein tripes.

Bon, voilà un texte dont on ne pourra pas dire qu’il n’est pas à la hauteur des sujets.

No Woman, No Drive

La marche arrière, c’est halal

Des religieux saoudiens manifestent contre les femmes au volant (France 24)

Mesdames, profitez qu’ils soient dans la rue et non à la mosquée pour les écraser.

Mais, pour qu’aucun de ces crétins venus du fond des âges et pressés d’y retourner ne puisse après coup vous reprocher d’être d’un diabolique modernisme, veillez à les écraser en marche arrière, qui est le seul sens vraiment halal.

Interdiction de conduire : Les Saoudiennes ne voient pas le bout du tunnel (20 Minutes)

Tiens, lors du constat, Mesdames, en plus de faire valoir le caractère halal de la marche arrière, vous pourrez également dire que, aveuglées par les tenues que l’on vous force à porter, vous n’avez rien pu voir.

Ajoutez aussi que, quand bien même vous auriez aperçu le méchant religieux sur la chaussée, la bienséance vous interdit formellement de regarder les mâles.

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Marine Le Pen propose une « triple offensive » pour redresser l’économie (Libération)

Cette « triple offensive » pour redresser l’économie et réduire le chômage est très exactement le même remède qu’elle propose déjà pour régler tous les autres problèmes, qu’ils soient réels ou d’origine psychosomatique : fermer les frontières. La seule différence tient dans le fait que, en ce qui concerne les questions économiques et financières, elle en prescrit une triple dose (ou un triple tour).

Cette femme est à la politique ce que la Jouvence de l’Abbé Soury est aux douleurs en tous genres.

Sondage : les Français n’aiment pas Copé (Europe 1)

Ils le jugent « trop perso », « arrogant », « arriviste », « démagogique », « autoritaire », « antipathique » et « sectaire ». Bref, ils lui reprochent d’être à leur image.

7 Français sur 10 favorables à une remise en cause du droit du sol (Le Monde)

Ce doit être plus ou moins la proportion de ceux qui ne seraient pas français si un quelconque de leurs ancêtres n’avait pas profité du droit du sol.

Ne reviens pas, Grand-père, tes petits-enfants te foutraient dans un charter au prétexte que tu les encombres.

Note : Copé, celui-là même par qui le « débat » est arrivé, est un très bon exemple de ces Français qui ne le sont que grâce au droit du sol : que ce soit du côté paternel ou maternel, tous ses grands-parents sont issus de l’étranger (Roumanie, Algérie, Maroc). C’est en vain que l’on en chercherait un qui soit né dans l’espace compris entre la Belgique et la Méditerranée. Comme quoi, il n’y a jamais pire que les nouveaux convertis.

Attaque de requin : une manifestation prévue devant l’hôpital de Saint-Pierre (Zinfos)

Le requin à l’origine de l’attaque a-t-il été hospitalisé ou sont-ce nos manifestants qui n’osent pas entrer dans l’eau pour être entendus de ceux qu’ils dénoncent ?

Marine Le Pen prise à partie par des Femen en Bretagne (Le Point)

Contreproductif.

« Est-ce qu’on doit imposer [la nationalité française] à une personne qui n’est pas issue de Français ? » (Christine Boutin – Grand Journal, Canal+)

Doit-on même l’imposer à des personnes issues de Français comme on impose le baptême à de petits êtres qui, peu de temps auparavant, n’étaient encore que de microscopiques figurants à flagelle dans une torride partie de baise ?

« J’étais en Iran, hier […] quand vous voyez la différence de niveau de culture entre ces pays-là et les nôtres, les pays occidentaux… » (Christine Boutin – Grand Journal, Canal+)

Ce propos était accompagné d’un geste signalant que la culture de l’Iran était bien inférieure à celle, par exemple, des « Américains ».

Christine Boutin, dont le mariage quasi incestueux au sein de l’église catholique pourrait être considéré par certains comme une pratique culturelle parfaitement dégénérée, n’est ni plus ni moins qu’une méchante petite Madame Bidochon entrée en politique. Insulter, au travers de leur riche culture millénaire, les gens qui, hier encore, vous recevaient chez eux est abject et il faudrait veiller, tout comme l’on interdit à des camemberts de prendre la route de l’Australie dans un véhicule non-climatisé, à ce que cette ignare ne puisse plus jamais voyager à l’étranger. A moins, bien sûr, qu’elle ne veuille se rendre à Hollywood, Las Vegas ou Columbine. Auquel cas, je suis pour que nous lui offrions un radeau et le scorbut qui va avec.

Cinq ans de prison pour avoir secoué à mort un bébé (20 Minutes)

Si la très catholique Boutin était au pouvoir, je ne doute pas une seconde que la masturbation masculine, qui est n’est guère qu’un moyen sordide de tuer les spermatozoïdes en les secouant, vaudrait également un long séjour en prison, que la charge retenue soit l’assassinat ou l’euthanasie.

Les Françaises sont les plus minces d’Europe mais aussi celles qui veulent le plus maigrir (20 Minutes)

Il faut bien sûr comprendre de ce titre un tantinet trop elliptique que les Françaises sont les femmes les plus minces d’Europe. Et ce malgré l’influence très néfaste de Christine Boutin sur le tour de taille moyen.

Cannabis : comment démonter l’argumentaire de ceux qui veulent en légaliser la consommation (Atlantico)

Je ne suis pas certain que l’auteur de cet article, président de l’association Parents contre la drogue, ait réussi à démonter l’argumentaire de ceux qui veulent légaliser le cannabis mais, par contre, il ne fait aucun doute qu’il a parfaitement réussi à démonter les commentaires des lecteurs en désaccord avec lui puisqu’il les a tous effacés sous le couvert de la nuit dernière.

A noter aussi qu’il s’est bien gardé d’inclure dans sa liste d’arguments à démonter celui qui pourrait lui poser le plus de problèmes : la répression est partout un échec patenté et il faut essayer autre chose. Mais on comprend très vite pourquoi il a fait l’impasse sur celui-ci quand on voit la pauvreté de son raisonnement et de ses conseils. Exemple :

« 7.Lorsqu’ils vous diront que la légalisation du cannabis créerait des emplois, dites-leur : il faut vraiment avoir l’esprit tordu pour penser que l’on peut créer des emplois en vendant un poison. »

Mon cher Serge (il s’appelle Serge), le monde regorge d’exemples, on peut créer des emplois et engranger des millions, sinon des milliards, en vendant du poison bien plus néfaste que celui que tu voues aux gémonies. Les industries de l’alcool, du tabac, des médicaments, des pesticides et de la malbouffe, pour n’en citer que quelques-unes, le prouvent tous les ans de manière magistrale lors de leurs assemblées générales des actionnaires. Et elles le prouvent même si bien que leurs patrons fréquentent les mêmes restaurants et les mêmes urinoirs que les gens qui nous gouvernent. On va même jusqu’à leur filer des légions d’honneur.

On peut également, vois comme le monde réel t’échappe, s’enrichir comme il n’est pas permis en vendant des outils que l’on appelle armes et qui n’ont d’autre fonction que de faire passer des humains de vie à trépas. A noter du reste que, dans notre beau pays, mais il n’est sûrement pas une exception, tous ces industriels-là ont, sans exception, une médaille quelconque, qu’elle sanctionne leur « honneur » ou leur « mérite ».

En fait, c’est là le miracle du capitalisme triomphant, on peut absolument vendre de tout tant il existe de gens pour acheter n’importe quoi. Des nouilles aux voyages dans l’espace en passant par la lessive miracle, le désodorisant qui diffuse du bonheur, les bagnoles qui rendent beau et les crèmes qui vous renvoient à l’été de vos vingt ans, il existe un marché pour tout. Pareillement, l’entrejambe de nos femmes et de nos enfants trouve parfois preneurs.

Bref, au final, je ne te rejoins que sur un seul point, mon Cher Serge : nous avons l’esprit tordu. Mais même ça, bien mis en valeur sur un CV, ça se vend.

Tensions urbaines aux Minguettes: 15 voitures brûlées (20 Minutes)

Il est curieux que les banlieusards ne se soient pas encore aperçus que les bagnoles qu’ils brûlent en bas de leurs immeubles sont les leurs. Le fait de devoir aller à pied ou en bus dès le lendemain devrait pourtant leur mettre la puce à l’oreille.

Ces gens doivent être d’une densité tout à fait remarquable pour ne pas comprendre les indices qu’ils sèment eux-mêmes.

Taubira traitée de « guenon » par une enfant à Angers (Le Parisien)

Pas par n’importe quelle enfant mais par la fillette (10 ans) de membres de la très chrétienne Manif pour tous. On peut donc dire du dérapage de la môme qu’il s’inscrit dans la droite ligne des parents.

Avant de quitter ce blog, n’oubliez pas de donner l’avis que l’on exige de vous. Merci.

Cet article n’existe pas

Après réflexions – et non « réflections », je ne me suis pas regardé dans un miroir – j’ai décidé de ne pas écrire d’article sur l’attaque dont Charlie Hebdo fut la victime et sur les réactions subséquentes.

Je m’étais bien lancé, la semaine dernière, dans la rédaction d’une réaction pleine de colère, mais celle-ci s’allongeait inutilement au regard du peu qu’il y a à dire :

  • Représenter Mahomet, de manière caricaturale ou respectueuse, n’est interdit qu’aux musulmans. En aucun cas, des non-musulmans ne doivent se sentir tenus d’obéir à cette censure interne. A l’inverse, personne n’a jamais demandé à un musulman d’obéir à une bulle papale ou à un interdit hindouiste.
  • Caricaturer qui que ce soit est autorisé par la loi et, en France, le code pénal a (toujours) préséance sur n’importe quel code religieux. En se moquant, les humoristes contribuent à rappeler aux bigots que la place des religions est secondaire. Ils sont des anticorps souverains dont la disparition aurait de graves répercussions sur notre santé mentale et celle de notre société.
  • Le délit de blasphème n’existe plus, sauf en Alsace-Moselle, contrée étrange où il n’y a pas séparation de l’état et de l’église et où le droit incorpore des articles du droit pénal allemand. Ces cons s’en sont d’ailleurs servis pour faire condamner Act-Up et des militants homosexuels qui, après que l’évêque de Strasbourg eut traité les homosexuels d’animaux, avaient débarqué dans la cathédrale, en pleine messe, pour lui dire qu’il était un malade. Par contre, la justice locale n’a jamais considéré que les propos de l’évêque puissent constituer une inadmissible insulte à l’égard d’une communauté. Rétablir le délit de blasphème sur tout le territoire serait se priver d’un droit de réponse percutant chaque fois qu’un religieux, quel que soit l’être de conte de fées auquel il croit, tient des propos qui relèvent de la psychiatrie. A-t-on envie de signer un chèque en blanc à des types dont la loi nous dit pourtant qu’ils ne sont pas le pouvoir et n’ont rien à imposer à personne ?
  • Nos ancêtres, échaudés par tout ce que le pouvoir religieux a pu faire subir à ce pays du temps où il était intouchable, se sont battus pour que la religion revienne dans la niche qu’elle n’aurait jamais dû quitter, à savoir la sphère du privé. Qui sommes-nous, nous qui n’avons jamais souffert de la dictature morale du christianisme et de l’inquisition, pour vouloir, à l’instar de quelques députés UMP, que le délit de blasphème, notion suffisamment confuse pour permettre des décisions très arbitraires, réintègre le code pénal et que la religion retrouve une certaine prééminence alors que la séparation de l’état et de l’église décidée à la Révolution a largement prouvé qu’elle était source de progrès ?
  • Il ne faut pas se faire d’illusions : réintroduire la notion de blasphème, plutôt que de protéger les musulmans d’un simple dessin, bénéficierait surtout aux judéo-chrétiens et leur permettrait de faire interdire nombre de livres, de pièces de théâtre, de films et de tableaux. Ménager certains reviendrait à foutre tous les autres en cage. Personnellement, je n’ai pas la moindre envie de laisser à quelques-uns, que je tiens pour des refoulés, le soin de décider arbitrairement de ce que je peux regarder, lire ou écouter. Et dire.
  • La démocratie, aussi imparfaite soit-elle, est le pouvoir du peuple, pas la mainmise de groupes religieux.
  • La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas (devise du Canard Enchaîné). Et la liberté, c’est comme le chocolat, le sexe ou tout ce qui est agréable : on en veut plus, jamais moins.
  • Si les religieux sont autorisés à attaquer les œuvres qui heurtent leurs yeux et leurs oreilles, il faudra également autoriser les athées qui ne supportent pas la présence d’églises, de mosquées ou de synagogues dans des rues par définition publiques à lancer des actions en justice pour demander leur démolition. Bref, on ne s’en sort plus.
  • Dieu n’existe pas.

Autrement, on ne sait toujours pas qui a foutu le feu à Charlie Hebdo. Il peut aussi bien s’agir de musulmans qui n’ont pas apprécié la caricature de leur prophète, que de désœuvrés au QI de figue molle ou d’infidèles, d’extrême-droite ou non, animés par de sombres desseins. Mais ça ne change rien au fait que, en se réjouissant ouvertement de l’incendie sur des sites ou sur les réseaux sociaux, comme l’ont fait des milliers d’entre eux, les musulmans de France ont perdu des points. Or, vu le climat délétère qui baigne la France depuis quelques années, ils ne pouvaient pas vraiment se le permettre. Si quelqu’un leur a tendu un piège, force est de reconnaitre qu’ils sont tombés à pieds joints dedans. Plouf !

Quant à Charlie Hebdo, il ne fait que son boulot de papier satirique et déjanté. Même si on aimerait parfois que, par souci d’équilibre, il expédie plus de « missiles » sur Israël ou sur la communauté juive de France. Chrétiens et musulmans, ses deux cibles préférées, n’ont pas le monopole de la connerie. Les juifs détiennent aussi leur part d’actions.

Last but not least, je me branle de ce que peuvent penser de moi les bigots, qu’ils soient barbus ou glabres, polygames ou pédophiles, qu’ils adorent un prophète qu’un simple coup de crayon peut mettre à mal, qu’ils baisent une croix rouillée en psalmodiant en latin ou se lamentent devant un mur en ruine. Être accusé d’intolérance par des gens qui parfois s’étranglent de rage, vous vouent aux enfers et vous promettent une fin violente, au nom de leur dieu qui est le seul dieu authentique (lu sous la plume d’un musulman de France), tient plus du titre de gloire que de l’insulte.

Dans ce pays, le politiquement correct oblige, il est devenu à peu près impossible de dire à un type qui se trouve être musulman (ou juif, du reste) qu’il est un gros con, ou tout simplement de s’en moquer, sans qu’il ne dégaine immédiatement le mot « raciste » (ou « antisémite », la
Rolls-Royce du genre), cette arme magique qui tétanise l’accusé, lui file des sueurs glacées, le laisse presque sans voix, l’oblige à bégayer que, non, il ne critique pas une race dans sa totalité mais seulement de l’ individu, de la croyance, ce qu’il tient pour de la connerie pure et simple et que, jusqu’à preuve du contraire, cela n’est ni inhumain ni même interdit par la loi du pays dans lequel nous nous trouvons actuellement. Sans compter que le « gros con », et c’est là le miracle de la loi séculière, peut faire de même si ça lui chante et renvoyer, d’un revers magistral, le nom d’oiseau vers l’expéditeur.

En fait, si les musulmans de France et les champions du monde de la susceptibilité que sont les juifs y réfléchissaient à deux fois, ils comprendraient que, chaque fois qu’un gros con comme moi se moque d’eux, ils sont logés à la même enseigne que tout le monde, cathos, athées et autres gros cons. Le racisme serait de les préserver, au titre d’une différence qui n’existe pas.

Merde. J’avais décidé de ne pas écrire cet article. Et surtout pas cet article partiel (ne pas confondre avec « partial »). Bon, on mettra ça sur le compte de cinq cafés et de deux muffins pleins d’énormes pépites de chocolat noir.

Blasphémateur

Le volant en dentelle rend pédé comme un islamophoque

L’Arabie Saoudite dispose d’une structure officielle connue sous le nom de Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice (CPVPV). Ce comité portait autrefois un autre nom mais, et cela ne s’invente pas, l’acronyme de cet autre nom était CAVES. Ce qui, en anglais, vous le savez sûrement, veut dire « grottes ». Las d’être la risée du monde extérieur, musulman ou non, le bidule décida d’adopter une appellation qui siérait mieux à l’austérité et à l’importance de sa tâche.

Le CPVPV, qui n’est ni plus ni moins qu’une police religieuse sous les ordres directs du roi, se compose de 3 500 membres et emploie une myriade de volontaires regroupés dans une entité dite muttawa. Le rôle de cette muttawa, que les volontaires prennent très au sérieux, consiste à
patrouiller dans les rues, armés de bâtons, et à s’assurer que tout ce que l’on voit est halal (tenues vestimentaires, séparation des hommes et des femmes, respect des prières, etc.). Dans le cas contraire, ils frappent, incarcèrent et frappent à nouveau.

Le plus haut fait d’armes du CPVPV et de la muttawa remonte à 2002, lors de l’incendie d’une école de jeunes filles de La Mecque. Inquiets que les pompiers arrivés sur leurs lieux puissent voir de jeunes femelles pas « convenablement couvertes » et que le contact physique ainsi induit puisse inciter donzelles et hommes du feu à copuler frénétiquement devant le bâtiment en flammes, que ce soit dans la position du missionnaire ou en furieuse levrette, les muttawwa’in refoulèrent dans le brasier toutes les jeunes filles qui parvenaient à s’en échapper et usèrent de coups pour empêcher les pompiers de se porter au secours des infortunées.

Bilan : 15 adolescentes carbonisées, une cinquantaine de blessées mais, fort heureusement, Allah U Akbar, pas la moindre pénétration, ni même la plus petite fellation à déplorer.

Les membres de ce comité, vous l’aurez maintenant compris, se distinguent par deux caractéristiques particulières : ils sont bien plus musulmans qu’Allah lui-même et, quoiqu’en plein déni, ils ont un très grave problème relationnel avec l’organe qui pendouille entre leurs jambes.

La sensibilité de leur gland est telle que couvrir les femmes des pieds à la tête du noir le plus opaque et le plus informe qui soit est le seul moyen à peu près efficace qu’ils aient trouvé pour que ces salopes ne provoquent pas des éjaculations spontanées ou, pire, les viols qu’elles mériteraient assurément si elles poussaient le vice, inhérent à leur naissance, jusqu’à se découvrir le visage ou les chevilles. En cela, du reste, les opinions des gardiens saoudiens de la foi ne diffèrent guère de celles de leurs homologues du monde entier : c’est la tentatrice qui fait le violeur.

Malheureusement, oblitérer le corps de la femme ne suffit pas toujours car, voyez-vous, il reste à la créature des yeux pour faire le mal.

Ainsi, il y a peu, un membre du CPVPV marchait tranquillement dans la rue. Je ne saurais vous dire où il allait ni où il se rendait mais vous pouvez tranquillement parier votre salaire (si vous en touchez un) qu’un des deux points, que ce soit celui du départ ou celui de l’arrivée, était une mosquée plutôt qu’une librairie. Il était donc là, tranquille, la bite et le cerveau au repos, quand il aperçut les yeux d’une femme. Peut-être ceux ci-dessous, dont il ne fait aucun doute, même pour l’athée que je suis, qu’ils sont d’une beauté diabolique.

Yeux_Purdah

Son érection fut soudaine, brutale. Si brutale que, répondant à son appel pressant, il se jeta sur le mari de la pècheresse. L’affaire est confuse et nul ne sait s’il voulut le punir d’être l’heureux propriétaire de la maléfique et pourtant divine femelle ou s’il avait en tête (de nœud) d’éliminer celui qui, légitimement, pouvait lui interdire l’entrée du vagin qu’il vit se refléter dans ce regard-là mais toujours est-il que, dans la mêlée qui s’ensuivit, le mari reçut deux coups de couteau.

L’affaire fit un certain bruit dans le pays et, bien évidemment, le Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice s’en empara. Non pour punir celui de ses membres qui, dans la rue, se jette sur les couples puisqu’il ne saurait être tenu pour responsable d’une turgescence et de pulsions sur lesquelles il n’a aucun contrôle mais pour proposer une loi qui, faute d’autoriser l’abattage de nymphomanes dont on a par ailleurs besoin pour le renouvellement de l’espèce et les tâches ménagères, puisse tout au moins restreindre leur vaste capacité de nuisance : les obliger à cacher également leurs yeux dès lors qu’elles s’aventurent dans l’espace public.

Le Sheikh Motlab al Nabet, porte-parole du CPVPV, n’a toutefois pas précisé si les aveugles nouvellement créées seraient autorisées à bénéficier de l’aide d’un chien mâle ou d’une canne mais, sachant l’usage pervers que les femmes peuvent faire de l’un ou de l’autre, il y a fort à parier que non.

Cependant, si l’Arabie Saoudite ne comptait, pour veiller au grain et au strict respect de la mode féminine, que le seul Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, elle resterait un véritable paradis pour les femmes. Voire un lupanar.

C’est pourquoi il existe aussi, afin de s’assurer que le CPVPV ne fasse pas preuve d’un trop grand laxisme, un conseil religieux connu sous le nom de Majlis al-Ifta’ al-A’ala. Quoique très proches de ceux du CPVPV, notamment pour ce qui est de la sensibilité extrême du gland et de la propension à rendre les femmes responsables de cette excitabilité, les membres du conseil religieux ne verraient, eux, aucun inconvénient à poursuivre Allah pour apostasie si cela devait servir la cause de leur Islam.

Au moment même où le CPVPV déposait un projet de loi qui bannisse définitivement les yeux maudits des femmes de la surface du territoire national, le Majlis al-Ifta’ al-A’ala lâchait érudits et « scientifiques » aux idées bien arrêtées sur la question des femmes au volant.

Leur rapport vient d’être remis aux parlementaires et il ne laisse planer aucun doute sur les conséquences apocalyptiques qu’aurait l’abrogation de la loi interdisant la conduite aux femmes : non seulement il n’y aurait, dans les dix ans à venir, plus une seule vierge sur tout le territoire mais, conséquemment, les Saoudiens deviendraient tous pédés comme des phoques occidentaux.

Je ne sais absolument pas quel enchaînement d’idées les a menés à cette conclusion, ni même s’il y eut un enchaînement logique d’idées plutôt qu’un empilement hétéroclite, mais ils sont sûrs de leur fait.

Et ils vont même plus loin : si une femme autorisée à conduire perd très vite sa virginité, elle devient aussi, en bonne porteuse du mal qu’elle est déjà de par sa naissance, irrémédiablement folle de cul, insatiable, affamée, inassouvissable.

Le « professeur » Kamal Subhi, corédacteur de l’étude et professeur qui mérite plus ses guillemets que ses diplômes, rapporte une anecdote qui, plus qu’à l’appui de la théorie, est la théorie même : alors qu’il était assis dans un café d’un pays arabe qu’il ne souhaite pas nommer, raconte-il, « toutes les femmes me regardaient. Une d’elles fit un geste pour signaler clairement qu’elle était disponible… c’est ce qui arrive quand les femmes sont autorisées à conduire ».

Malgré son caractère scrupuleux et définitivement rationnel, on peut cependant regretter, et croyez bien que je le regrette, que le récit de son voyage et des turpitudes dont il fut le témoin malheureux ne s’accompagne pas du volume précis de semence dont il tartina assurément l’intérieur de sa gandourah. C’eut été là une donnée scientifique permettant de quantifier le mal avec une rigueur sans équivalent et, surtout, sans précédent.

De toute façon, il est inutile que le Majlis al-Ifta’ al-A’ala lutte contre l’abrogation de la loi interdisant la conduite aux femmes puisque celles-ci, bientôt aveuglées par le Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, ne seront même plus en mesure de trouver la bagnole. Sans parler de mettre la main sur la clé de contact.

Bon, c’était ma séquence « Islamophobie ». Je promets toutefois que, un de ces quatre, afin que tout le monde ait son dû, je me pencherai sur la question de ces femmes-objets que, dans notre Occident que nous voudrions presque irréprochable, nous nous plaisons à déshabiller jusqu’au col de l’utérus pour faire vendre tout et n’importe quoi dans les plus grandes quantités possibles. Leur cas (et, par conséquent, celui de leurs hommes – dont je suis) est tout aussi intéressant que celui des femmes-animaux-de-compagnie et de leurs maîtres.