Dialogues de civilisations (10ème partie)

L’un est turc, l’autre est français. Et ils en font bien plus en 7 minutes et 14 secondes que n’importe quel diplomate en plusieurs années.

(Pour info, les dialogues de civilisations précédents sont ICI)

Dialogues de civilisations (9ème partie)

Permettez-moi de vous emmener vers un rivage, encore non répertorié dans les atlas de ce bas monde, où se rencontrent, s’entrelacent et s’unissent l’Espagne, l’Iran et la Syrie.

Rabih Abou-Khalil, Live 2014

Chose promise, chose due.

Rabih Abou-Khalil sur Sergeant Pepper Times :

Fraises et crème fraîche (avril 2014)

Rabih Abou-Khalil (février 2011)

Fraises et crème fraîche

Je viens de m’apercevoir que sept remarquables vidéos de Rabih Abou-Khalil que j’avais autrefois publiées sur mon ancien blog (la totalité de son concert au festival de Crest 2008) ne sont plus disponibles sur Youtube pour une question relative aux droits d’auteur. Je n’ai pas encore passé en revue tous les articles musicaux que j’ai publiés à mon ancienne adresse et qui, pour la plupart, attendent encore d’être déménagés ici-même mais il me semble bien, à l’heure où je vous écris, que Rabih Abou-Khalil ne soit guère présent sur le nouveau Sergeant Pepper Times. En fait, une première recherche rapide me laisse à penser qu’il n’y ferait qu’une seule et unique apparition (Rabih Abou-Khalil, février 2011). Ce qui est une injustice flagrante si l’on songe à son immense talent et au respect non moins immense que je lui voue. Attendez-vous donc, dans les jours et les semaines qui viennent, à ce que je mette en ligne autant de vidéos de Rabih Abou-Khalil qu’il en faudra pour que je me sente enfin pardonné de l’avoir quelque peu laissé au bord du chemin.

Dialogues de civilisations (8ème partie)

Gani Mirzo Band avec Ibrahim Keivo (chant), Rony Barrak (percussions) et Kinan Azmeh (clarinette).

Pour retrouver Keivo, Barrak ou Azmeh dans d’autres aventures, cliquez donc sur les tags appropriés qui sont sous cet article. Les autres « Dialogues de civilisations » sont aussi bien ICI que LA.

Dialogues de civilisations (7ème partie)

Ce matin encore, je ne connaissais pas Beshar Al Azzawi, chanteur et guitariste iraquien. Mais ça, c’était avant qu’un très heureux hasard (et la flemme de finir une de mes stupides revues de presse) ne me guide vers lui.

Les autres « Dialogues de civilisations » sont aussi bien ICI que LA.

Gorges profondes, Touva

Un matin de 1994 – ne me demandez pas pourquoi je me souviens et de l’année et du moment de la journée, cela nous amènerait bien trop loin – je suis tombé, presque par hasard mais pas tout à fait, sur une compilation où, entre autres musiciens et groupes étrangers et parfois étranges, figurait un chant interprété par une formation du nom de Shu De, quatuor que la jaquette de couleur noire disait originaire de Touva. Non seulement je n’avais jamais rien entendu de tel auparavant mais je ne savais même pas où se trouvait Touva. Oh, je me doutais bien un peu que cela devait être assez loin à l’est de ma position, peut-être quelque part vers la Sibérie ou le nord de la Chine mais je fus incapable, de retour dans mon appartement de 28 m2 sis au pied d’une cathédrale de pesant basalte, d’en trouver la moindre mention dans mon atlas (nous parlons d’un temps d’avant Internet). Les gens que j’interrogeai plus tard dans la journée – un drogué, un cancéreux et ma boulangère – ne me furent d’aucune aide, malgré la sympathie que je leur inspirais alors et leur évidente bonne volonté.

Pour en revenir au groupe Shu De, dont je sais aujourd’hui très exactement d’où il vient et comment s’appelle la technique vocale très particulière qu’il emploie, voici donc le morceau que j’ai entendu un matin de l’année 1994. Il s’appelle Buura et se trouve sur un album dont j’ai depuis fait l’acquisition (Voices From The Distant Steppe). Son rythme, mais peut-être que j’imagine cela uniquement parce que Shu De veut dire « hue ! », m’évoque un cheval qui alterne galop et trot soutenu sur un vaste plateau couvert d’herbe rase et vigoureusement frictionné par un de ces vents tranchants qui burinent les visages.

Le chant diphonique – c’est la technique utilisée par Shu De – consiste plus ou moins à produire deux notes de fréquences différentes avec un seul organe (Wikipédia vous en dira plus et vous le dira mieux que moi). Cet organe est le plus souvent la gorge, d’où l’appellation vulgaire de « chant de gorge ». Les Touvains ne sont bien sûr pas les seuls à utiliser cette technique (les Mongols, par exemple, comme vous le prouvera cette vidéo que j’ai publiée en février 2010, sont également passés maîtres dans cet art) et, à Touva même, Shu De est loin de compter au nombre des artistes les plus célèbres et les plus appréciés. Il en est de bien plus significatifs. Parmi ceux-ci – et j’ai choisi de le distinguer car il donne aussi bien dans la tradition que dans l’innovation, que cette dernière soit rencontres de folklores ou expériences plus avant-gardistes – je citerai le groupe Huun-Huur-Tu, dont je vous propose maintenant de regarder/écouter deux documents. Dans la première de ces vidéos, il s’agit de chant de gorge traditionnel. Dans la suivante, nous assistons à une rencontre de toute beauté entre Huun-Huur-Tu et des voix bulgares (Bulgarian Voices Angelite).

Note : j’ai pour projet, dans un futur très proche, de vous proposer une vidéo de presque une heure et demie sur une collaboration aussi insolite que captivante entre Huun-Huur-Tu et des musiciens de classique. Il est également possible que nous nous penchions un de ces quatre sur la surprenante chanteuse Sainkho Namtchylak.

Gorges profondes, Mongolie (février 2010)

Caresses (Cissoko / Goetze)

Ablaye Cissoko (kora, chant) et Volker Goetze (trompette), un chant pour Haïti.

Ablaye Cissoko et Volker Goetze sur Sergeant Pepper Times :

Caresses (Mai 2013)

Dialogues de civilisations (6ème partie)

La Syrie ne saurait se résumer aux crétins, qu’ils soient autochtones ou étrangers, qui font actuellement son malheur.

Elle est aussi le pays d’Ibrahim Keivo et de Kinan Azmeh.

 

Dialogues de civilisations (5ème partie)

 

Dialogues de civilisations (4ème partie)

Dialogues entre l’Ensemble Shanbehzadeh (Bouchehr, Iran) et le Matthieu Donarier Trio (France/Suède).

[Il manque les derniers instants de la première vidéo (« Somraya ») mais le morceau est vraiment trop remarquable pour que je vous en fasse grâce.]

Veuillez noter que ces deux formations ont enregistré, en 2011, un album baptisé Zâr.

Zar Shanbehzadeh Donarier

Il existe une forte probabilité pour que, dans un futur plus ou moins proche, nous revenions à Saeid Shanbehzadeh, tant cet artiste à de cordes à son arc.

 

Dialogues de civilisations (3ème partie)

Perhat Khaliq, le guitariste et remarquable chanteur qui apparait sur cette vidéo, est le leader du groupe de rock ouïghour Qetiq.