BKO

Mélangez la musique (savante) des griots mandingues et la musique (plus instinctive) des chasseurs bambaras, jetez un doigt d’électricité dans le bouillon de cultures et vous obtiendrez une musique débordante d’énergie qui n’est pas parfois sans évoquer du… rock. De première bourre.

Bref, nous partons séance tenante au Mali.

Chuchotements (Escale au Burundi)

On dit que les chanteurs du Burundi ont développé un chant à voix chuchotée afin de ne pas couvrir le son de l’inanga, une cithare en forme de cuvette qui produit des sonorités plutôt faibles, bien que très mélodieuses. Je ne saurais toutefois vous certifier que cette explication soit la bonne ou la seule à prendre en compte puisqu’il se trouve que, dans le Rwanda voisin, où l’on joue aussi de l’inanga, les chanteurs ne chuchotent point. Mais, quand bien même je serais assez versé dans les musiques atypiques, ce n’est pas tant la singularité de ce chant burundais que son extraordinaire beauté qui m’incite à vous en proposer aujourd’hui.

Bassekou Kouyate et Ngoni Ba

Entre le « sauvetage » de Charbon, jeune chatte dont la hanche est brisée, le boulot et des problèmes d’ordinateur, je n’ai pas eu le temps de rédiger de revue de presse dominicale. Mais qu’importe puisque cela va nous donner l’occasion de voir ou de revoir le musicien malien Bassekou Kouyate et son groupe Ngoni Ba.

Bassekou Kouyate et Ngoni Ba sur Sergeant Pepper Times :

Une soirée à Tombouctou (avril 2014)

Des djinns rapiécés

Et Gaïa, épuisée par ses enfants, n’eut plus d’autre solution que d’envoyer ses djinns…

The Prophecy_1The Prophecy_2The Prophecy_4The Prophecy_5The Prophecy_6The Prophecy_9

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Le site de Fabrice Monteiro

Le site d’Ecofund

Vieux Farka Touré

Mon petit chat est mort et ma femme s’est envolée à destination de tropiques qui, depuis son arrivée, ont subi un tremblement de terre et un coup d’état. Qu’il soit aussi signalé ici que j’envisage aujourd’hui de déjeuner d’agneau accompagné de choux de Bruxelles. Ces trois informations, j’en suis bien conscient, n’ont aucun rapport avec ce qui va suivre et ne sauraient, par conséquent, en constituer une introduction. Mais, dans la mesure où je suis moi-même sans rapport, il faudra pourtant vous en contenter.

Musique !

J’écoute. Parle

Je vous livre la toute première pensée qui m’est venue à l’esprit en regardant cette vidéo de Sibiri Samake : voilà un homme qui exsude la puissance, une puissance qui vient de très loin…

Une soirée à Tombouctou

Sona Jobarteh

Sona Jobarteh est issue d’une des cinq principales familles de griots de l’Afrique de l’Ouest. Son grand-père était un maître de la kora. Tout comme, aujourd’hui, le sont son frère et son célèbre cousin, Toumani Diabaté.

Celle qui, chez les Jobarteh, fut la première à jouer de cet instrument jusque-là réservé aux hommes s’appropria une kora dès l’âge de 3 ans. Un an plus tard, sa maîtrise était déjà telle qu’elle jouait au Jazz Café à Londres.

Le morceau qu’elle interprète ici, Jarabi, est un classique que vous avez peut-être déjà entendu tant il en existe de versions (parfois sous un nom différent).

[Note : cet article a paru pour la première fois sur Sergeant Pepper Times le 3 mars 2011.]

Deux enfants

L’un voltige, l’autre est écrasé.

Bangui – Centrafrique, le 12 mars 2014 (Photo : Siegfried Mondola / Reuters)

Bangui – Centrafrique, le 12 mars 2014
(Photo : Siegfried Mondola / Reuters)

Yangon – Birmanie, le 11 mars 2014 (Photo : Ye Aung Thu / Getty Images)

Yangon – Birmanie, le 11 mars 2014
(Photo : Ye Aung Thu / Getty Images)

 

Caresses

Ablaye Cissoko : chant, kora

Volker Goetze : trompette

Afel Bocoum

Hommage à Ali Farka Touré par Afel Bocoum, disciple et neveu.

Permettez-moi de vous faire violence

Je ne me fais guère d’illusions sur la capacité de certains des lecteurs de ce blog à consacrer 59 minutes et 32 secondes à un documentaire, aussi intéressant soit-il. Mais, par pitié, que ceux-ci ne voient aucune insulte là où n’existe que du souci, de l’inquiétude profonde.

Vous êtes (je suis aussi, donc nous sommes tous) les produits parfaitement achevés d’une société folle, d’une fourmilière éperdue et, en tant que tels, vous percevez souvent la flânerie comme une perte de temps. Pire encore, la simple idée de prendre le temps vous épuise. Si, si, ne niez pas. Plusieurs d’entre vous, devant une de ces vidéos d’une heure ou plus que j’ai parfois une fâcheuse tendance à publier, se sont déjà dits « meeerde, il fait chier, ce con, avec ses vidéos interminables », « il croit que l’on n’a que ça à foutre, le sergent ? » et ont fermé la fenêtre d’un
clic sans appel.

Oui, plusieurs.

Plusieurs, et à maintes reprises.

Je le sais car j’ai accès à un certain nombre d’outils qui me permettent, quoique de manière assez grossière, d’observer le comportement des visiteurs de ce blog.

La vidéo ci-dessous, un document de 6 minutes et 53 secondes (une blague à l’échelle de la durée moyenne de vie), a pour but, par le charme, d’amener les moins endurants d’entre mes lecteurs à s’insoumettre à eux-mêmes, à désobéir à leurs automatismes (ne pas regarder toute vidéo d’une durée supérieure à 10 minutes) et à rouvrir la fenêtre qu’ils ont précipitamment fermée hier : Desert Blues (un antidote au travail). Il leur en coûtera peut-être au début (aucun apprentissage ne se fait sans douleur) mais je ne doute pas une seconde que, s’ils tiennent les 59 minutes et 32 secondes, ils m’en seront reconnaissants, et même doublement reconnaissants car, au-delà de la victoire sur eux-mêmes, c’est tout simplement à un voyage dépaysant, poétique et parsemé de vraies rencontres que je les convie à nouveau.

Mais, pour le moment, place à Habib Koité, griot malien des temps modernes. Que le « Fatma » qu’il va maintenant interpréter soit pour vous un sésame.