Let’s take a trip

The Electric Flag, formation à la confluence du rock, du blues et de la soul (voire du jazz), n’est pas, malgré un succès retentissant dans les années 1967 et 1968, le groupe américain qui a le mieux traversé les Sixties et les deux océans qui bordent les Etats-Unis. Il fut pourtant, à mon avis, ce que l’on qualifiait à l’époque de « supergroupe », à savoir la réunion de musiciens déjà connus ou reconnus – et souvent très talentueux (Cream, par exemple, est certainement le « supergroupe » le plus emblématique de l’époque).

Je ne vais pas entrer dans le détail des CV des musiciens qui formaient The Electric Flag pendant sa première période (la seule qui m’intéresse vraiment) mais sachez tout de même que, à ses débuts, ce groupe se composait, entre autres, de Mike Bloomfield (ex-Paul Butterfield Blues Band et ex-musicien de Bob Dylan), de Harvey Brooks (Bob Dylan), de Buddy Miles (ex-musicien de Wilson Pickett, pote de bœuf de Jimi Hendrix et futur membre du Band of Gypsys du même Hendrix), de Barry Goldberg (Howlin’ Wolf, Muddy Waters, Bob Dylan, etc.) et de Nick Gravenites (ex-Paul Butterfield Blues Band, auteur-compositeur-interprète-producteur de génie à qui Janis Joplin, parmi d’autres, doit plusieurs hits, etc.).

The Electric Flag a vu le jour en 1967 et, avant que Mike Bloomfield ne quitte le groupe dont il fut le véritable fondateur, a sorti deux enregistrements et donné une série de concerts (dont une apparition remarquée au Festival de Monterey) qui eurent une influence non négligeable sur la musique américaine des années 60 et 70. Le premier de ces enregistrements est la bande-son de The Trip en 1967 (un film de Roger Corman sur un scénario Jack Nicholson, avec Peter Fonda et Dennis Hopper – qui, deux ans plus tard, seront les motards d’Easy Rider). Le deuxième enregistrement, A Long Time Comin’ (1968), est le premier album officiel du groupe. Moins pop et moins psychédélique que The Trip, A Long Time Comin’ est plus axé sur de la soul mâtinée de rock et de blues. De mon point de vue, il constitue un album tout à fait remarquable, dont j’irai jusqu’à dire qu’il devrait figurer dans toute collection d’albums des années 60 qui se respecte.

Electric Flag

Après le départ de Mike Bloomfield, The Electric Flag tentera de poursuivre l’aventure sous la direction de l’excellent Buddy Miles mais le cœur n’y est plus vraiment. Miné par une série de problèmes – dont des problèmes de drogue, bien sûr, puisque nous sommes dans les années 60 – le groupe ne sortira qu’un seul album (An American Music Band, 1968) qui, bien que de bonne facture, n’égale pas son prédécesseur.

Pour l’anecdote, sachez que, si un morceau de The Electric Flag, déjà présent dans The Trip, fut également utilisé pour le film Easy Rider, celui-ci n’apparait pas sur la bande-son officielle.

Je vous propose maintenant – de toute façon, c’est à ça que je voulais en venir dès le début – de regarder trois vidéos. La première est un extrait du film The Trip. Quant aux deux autres, il s’agit d’une partie de la prestation de The Electric Flag au Festival de Monterey, en 1967.

Enjoy.

Z'avez un truc à dire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.