Paco de Lucia (21/12/1947 – 26/02/2014)

Paco de Lucia ha muerto esta mañana.

 

J’aime l’odeur du désert au petit matin

Nous allons, à l’occasion de la sortie d’un nouvel album (Emmaar, 2014), revenir vers Tinariwen, une formation qui compte indéniablement au nombre des groupes touaregs les plus fermement fichés dans mon cœur.

Ce sera, pour autant que ma mémoire ne me joue aucun tour pendable, la troisième fois qu’ils apparaitront sur Sergeant Pepper Times (j’ai dû, hélas, retirer une de leurs vidéos qui, parce qu’hébergée sur Arte Live Web, ne pouvait être visionnée que pendant une durée très limitée de l’ordre de 3 ou 4 mois).

Je ne sais plus du tout si j’ai découvert Tinariwen par moi-même, au hasard de mes pérégrinations sur Youtube, ou si quelqu’un de particulièrement bien intentionné m’a mis dans la bonne direction mais toujours est-il que, dans le cas de la vidéo ci-dessous, c’est à un ami que je dois de connaitre son existence. Qu’il en soit ici remercié.

Comme vous allez maintenant le découvrir, ou en avoir confirmation si vous le saviez déjà, il y a bien pire façon de commencer une journée qu’un peu de blues du désert.

Tinariwen sur Sergeant Pepper Times :

Tinariwen – Blues touareg, souffle du désert (septembre 2011)

Majorité opprimée (Woman is the nigger of the world ?)

Un court-métrage français de 2010 dont je n’aurais peut-être jamais entendu parler sans un journal anglais (The Guardian) et un ami franco-ibéro-argentino-thaïlandais (il se reconnaitra).

Ce film, pour mieux dénoncer la misogynie, repose sur une inversion des rôles : les femmes dominent totalement la société et ce sont les hommes qui sont victimes du sexisme, ordinaire et moins ordinaire. Il est bien sûr exagéré en ce sens qu’il condense tout un éventail d’abus plus ou moins ignobles sur une seule journée. Exagéré, il l’est probablement aussi parce qu’il part du principe qu’une société dominée par les femmes serait aussi crétine que celle où les hommes font réellement la pluie et, plus rarement, le beau temps. Mais il l’est uniquement pour être plus effrayant et pour mieux nous alerter. Un bon point de départ pour une réflexion sur ce que nous faisons subir aux femmes, parfois (souvent ?) sans même nous rendre compte que nous les blessons.