Civilisation et grattage de couilles

Blessé par un forcené, un policier se trouve en « état de mort clinique » (Le Monde)

Et ça le change beaucoup ?

Nouvelle manifestation contre les retraites (Le Figaro)

Il est donc des gens qui veulent bosser jusqu’au jour de leur mort pour qu’ils manifestent « contre les retraites » ?

Malaisie : les non-musulmans n’ont plus le droit de prononcer le nom d’Allah (Atlantico)

Ni même de l’écrire car cela, parait-il, pourrait jeter « la confusion » dans la communauté musulmane.

Je suis assez d’accord avec cette décision de la Cour d’appel de Putrajaya : il faut absolument bannir du langage tout ce qui peut embrouiller, et embrouille effectivement, la tête des musulmans et, puisqu’il faut bien démarrer quelque part, je propose que l’on commence par éradiquer les mots « aujourd’hui » et « demain ». On pourrait ensuite, si l’on m’autorise à dire ici son nom, interdire l’utilisation de tous les mots désignant une invention ultérieure à Mahomet (que Son mon soit loué contre un dépôt de garantie) et ceux, bien sûr, qui évoquent un mouvement vers l’avant ou toute incertitude. On proscrira aussi bien sûr la « femme », qui est un bassin, afin que les fidèles ne soient pas tentés de plonger dans l’Inconnue. Surtout par devant car il y aurait alors risque qu’ils puissent concevoir une postérité.

Marine Le Pen : « L’UE est une anomalie mondiale » (Le Parisien)

Je puis admettre que SuperMarine soit contre l’Union Européenne (je le suis de plus en plus moi-même par aversion pour les fourmilières humaines) mais est-ce que ça ne lui pose pas un problème de conscience à cette immaculée de toucher, chaque mois depuis 10 ans, 11 000 euros (environ 4 000 euros pour les timbres et le téléphone et 7 000 pour sa gueule) de cette « anomalie » qu’elle accuse plus souvent qu’à son tour d’avoir un coût follement exorbitant  ?

Je ne vous cacherai pas que, d’une certaine manière, il me tarde qu’elle arrive au pouvoir et soit obligée d’exposer aux averses la fine couche de peinture à l’eau qui la recouvre.

Une interdiction des téléphones portables aux moins de six ans à l’étude (20 Minutes)

Une preuve de plus que l’interdiction collective commence souvent là où s’arrête l’entendement individuel. En d’autres termes, plus les gens sont crétins, plus le code pénal est épais.

« La fessée est inefficace sur le plan éducatif » (La Croix)

Si l’on élargissait la question et poussait le raisonnement jusqu’à son extrême limite, on découvrirait certainement – ce qui hélas, entre autres conséquences fâcheuses, serait une catastrophe pour l’industrie de l’armement et la politique interventionniste de l’Occident – que la guerre, même bien intentionnée, est inefficace sur le plan civilisationnel. Mais, fort heureusement, pour ce qui est de la réflexion, l’homme blanc, mieux que tout autre, sait se fixer des limites.

« Sans Jésus, l’Eglise ne peut exister, il n’y a pas d’Eglise, l’avez-vous compris ? » – François, pape.

Tout à fait. Du reste, c’est la même chose avec Disney : sans Walt, rien de ce qui est n’aurait jamais été.

Réveillez le génie qui sommeille en vous : transformer son cerveau en formule 1, c’est possible avec des efforts (Atlantico)

Si vous êtes allergique aux efforts, si vous ne souhaitez pas que votre cerveau soit entièrement recouvert de placards publicitaires, si vous ne désirez pas passer votre vie à être incompris des crétins ou si, tout simplement, vous n’avez pas besoin d’être brillant plus d’une trentaine de minutes, sachez que ça marche aussi très bien avec de la cocaïne. En vente libre sous tous les bons manteaux.

« J’aime ma boîte » fête ses 10 ans et c’est tout sauf un gadget (Atlantico)

Il parait qu’aimer son entreprise, c’est une politicienne qui nous le dit, est une forme d’« identification » à une « aventure » et que cela permet de « retrouver du sens ».

Aimer le bois, le coin de pré ou la mare qui s’étale derrière votre maison et aller y observer la vie animale et végétale qui s’y déroule permet tout cela aussi, et même plus encore puisque, non contents de « retrouver du sens », on retrouve également des sens. J’ai pourtant le sentiment que lancer des initiatives comme « J’aime un carré d’herbe », « J’adore mon bouleau » ou « Je craque pour une flaque » ne rencontrerait que peu de succès auprès des grands prêtres du PIB et des dynamiques individus qui voient l’« épanouissement » dans la seule « efficacité ». Ou à qui, par le biais de ces campagnes qui glorifient l’entreprise, on tente de faire croire que le souvent sot métier qu’ils pratiquent pour des raisons fréquemment alimentaires est un chemin sinon vers le nirvana du moins vers une renaissance.

D’un autre côté, ce n’est pas plus mal qu’il existe de tels trucs, autrement nous serions des milliers à chercher des champignons au même endroit et au même moment. Ce qui, reconnaissons-le, créerait une méchante concurrence dont seule une efficacité agressive pourrait nous faire sortir vainqueur.

La pollution de l’air extérieur classée comme cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé (Le Figaro)

L’Organisation mondiale de la santé doit être bien mal rangée pour que ce ne soit que maintenant qu’elle trouve dans quel tiroir classer la pollution de l’air.

Si, du reste, quelqu’un veut bien lui faire don d’un bocal ou d’un aquarium dont il n’a plus l’usage, il lui fera sûrement gagner trente ou quarante ans dans le classement de la pollution des eaux.

« Mon fils dessine des carottes » : NKM s’énerve sur les rythmes scolaires (TF1 News)

A mon avis, le rejeton de cette ex-ministre UMP est de gauche. S’il était de droite comme sa mère il dessinerait plutôt des bâtons.

Le corps d’une femme retrouvé dans le coffre d’une voiture (Le Parisien)

Je regrette beaucoup l’époque Sarkozy, que je tiens pour l’âge d’or de la politique « Emotion-Réaction ». Chaque fait divers ou presque nous valait alors une immédiate montée présidentielle au créneau et une avalanche d’assurances et de promesses. Nous avions le sentiment réconfortant, du fait de cette attention dont notre vie quotidienne était l’objet, que tout nouveau meurtre ou accident serait le dernier de sa sorte et que, grâce à un arsenal juridique prophylactique sans cesse en expansion, tous les cas de figure seraient un jour couverts. Bref, nous pressentions que la fatalité, frappée de maints interdits, n’aurait bientôt plus de place dans nos vies et que plus un Français ni même un chien ne pourrait plus être trucidé, écrasé, dépouillé ou malmené de quelque façon que ce soit.

L’affaire ci-dessus, par exemple, eut été pour lui l’occasion de nous promettre une loi interdisant les coffres trop vastes. Les coffres pousses-au-crime.

France-Finlande (3-0) : revivez la rencontre minute par minute (Le Parisien)

1’. Coup d’envoi. Un type passe la balle à un autre type qui, lui-même, la donne à un troisième type qui, après quelques hésitations, part bille en tête dans une direction qu’il semble avoir sélectionnée au hasard.

2’. Après une vingtaine de mètres, il stoppe brutalement sa course effrénée, regarde plusieurs fois dans tous les sens et, finalement, donne un coup de pied dans la balle afin de la propulser vers le mec qui l’avait déjà à la première minute. La balle roule. Le public gronde.

3’. Nouvelle caméra. La balle roule encore. Soudain, un type, que nous n’avions encore pas vu, surgit de la gauche de l’écran et l’intercepte. Le public, qui aime les interceptions, rugit. Premier replay, d’abord en vitesse normale puis au ralenti. Nous avons confirmation des faits dont nous venons d’être témoins.

4’. Retour au direct. Un mec est au sol. Il se contorsionne et hurle. Gros plan sur son visage déformé par la douleur. D’autres mecs le rejoignent, les bras en l’air. D’aucuns donnent l’impression d’apostropher un gars en noir qui n’a pas l’air content. Arrivés sur le lieu du drame, quelques-uns des joueurs crachent dans l’herbe verte. D’autres se grattent les couilles.

5’. Trois types entièrement vêtus d’une tenue frappée d’un logo publicitaire entrent sur le terrain avec un brancard et une valise dont ils ont déjà sorti une éponge et un spray. Le type au sol se tortille de plus belle, au risque de se déboîter quelque articulation. On l’emporte sur le brancard. Le public transporté ovationne l’enlèvement.

6’. Ralenti sur la faute : on découvre des images d’une violence tout à fait soutenable et sans le moindre rapport avec les effrayantes contorsions de lombric étêté auxquelles nous venons d’assister. Nous sommes saisis par l’idée que, malgré la débauche de caméras, l’on nous cache des choses essentielles.

7’. Retour au direct. Nous découvrons que le blessé, ô miracle de la médecine sportive, est déjà revenu sur le terrain et qu’une des équipes a marqué un but que l’on nous décrit comme digne des plus extraordinaires anthologies. Quelques joueurs se sont couchés les uns sur les autres et forment un tas de presque un mètre de haut. Le public hurle sa joie. On jurerait que le poste de télévision émet des phéromones.

8’. Enchainement de replays pour nous monter, sous différents angles et à différentes vitesses, ce but que le ralenti intempestif de la 7e minute nous a empêchés de voir en temps réel.

9’. Suite et fin des douze rediffusions du but.

10’. Retour au direct. La balle est maintenant en dehors du terrain. A priori, il ne se passe rien et quelques joueurs profitent du temps mort pour cracher dans l’herbe et/ou se gratter les couilles. Gros plan sur la tribune des pipole.

La photo à laquelle vous avez failli échapper :

Maillot_Equipe_de_France

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