Sunhouse, une comète a traversé le ciel

Le « grand public » ne s’en rendra probablement jamais compte mais Crazy On The Weekend, le seul album qu’ait enregistré le très éphémère groupe anglais Sunhouse est, à mon humble avis, un des meilleurs albums de folk/folk-rock des années 90. C’est en tous cas l’un des plus poignants et des plus sincères d’une décennie qui fut somme toute assez riche en bonnes surprises, un de ces disques qui, si vous y succombez, vous hantera pendant longtemps.

Gavin Clark, chanteur et parolier du groupe, a une voix telle qu’il pourrait psalmodier l’annuaire téléphonique et toucher ses auditeurs en plein cœur.

Sachez que cet album, supprimé de tous les catalogues, n’est plus disponible qu’en CD d’occasion ou au téléchargement (payant de préférence – en peer-to-peer, il n’existe quasiment aucune source). Il se trouve toutefois que je le possède depuis sa sortie en 1998 (grâce à un Britannique anonyme rencontré dans un petit café du nord de la Thaïlande) et que je me ferai un plaisir de l’envoyer (en deux ou trois mails compte tenu de la taille) à qui m’en fera obséquieusement la demande sur formulaire officiel.

The city lights flick to display
Bang there goes another day
The believers in the basement
They are singing songs about a way
To be reborn and regenerate
But none of this communicates to me

Up here on the second floor
I’ve forgotten what I’m waiting for
A friend, a brother, mother, woman
Maybe
But I have all these in this sulphate
Emotionless and considerate
To me

And it’s a hard sun
A hard sun that
’s been beating on my back
It’s a hard sun
That shines its light on me

It’s a hard sun
A hard sun that
‘s been beating on my back
It’s a hard sun
That shines its light on me

The silver clock chimes off again
Reminds me of my childhood pain
And the burden that was lifted
When I made it to the city
Disillusioned and full of hate
But a member of the mother state and free

At empty walls I sit and stare
I sense a feeling in the air
In the throes of thought I wonder
Can I make it on my own
But, deep down in my heart I know
That I ain’t never, ever going home

And it’s a hard sun
A hard sun that
‘s been beating on my back
It’s a hard sun
That shines its light on me

It’s a hard sun
A hard sun that
‘s been beating on my back
And it’s a hard sun
That shines its light on me

Dialogues de civilisations (3ème partie)

Perhat Khaliq, le guitariste et remarquable chanteur qui apparait sur cette vidéo, est le leader du groupe de rock ouïghour Qetiq.

Le Mort est vivant

Le Grateful Dead est officiellement né en 1965 et décédé en 1995, à la mort de Jerry Garcia, son membre le plus emblématique (ici, on ne parle pas de « leader » : le Grateful Dead a toujours été une communauté sans autre hiérarchie que celle que d’autres lui ont inventée).

Sauf que si le Grateful Dead est bien né un jour de 1965 en Californie, il n’est jamais mort. Il se réincarne sans cesse, sous divers noms et sous diverses formes. Qu’il s’appelle The Other Ones, The Dead, Scaring The Children, Furthur, The Bob Weir Band, Phil Lesh And Friends (ou mille autres avatars) et qu’il comprenne deux, trois, cinq ou même un seul des membres originaux, il reste toujours le Grateful Dead et son âme est à jamais intacte.

Cela est rendu possible, voyez-vous, parce que le Grateful Dead, malgré son apparence de groupe, n’est pas et ne fut jamais un groupe. Il est un voyage, une aventure et, chacun de ses musiciens portant en lui la totalité de cette aventure, il suffit d’un seul d’entre eux, n’importe lequel, pour faire le Mort.

Le trio Scaring The Children, qui ne comprend qu’un seul des membres originaux du Grateful Dead (Bob Weir, l’homme à la guitare et au chant), est une parfaite et éclatante illustration de cette théorie de la perpétuelle renaissance que je viens d’avancer.

Un grand merci à celui par qui j’ai pris connaissance d’une de ces deux vidéos ainsi qu’à celui qui, à l’origine, a permis à mon informateur d’être lui-même informé.

 

 

De l’influence du cacao, d’un chat et du vent

J’avais commencé à écrire des trucs assez politiquement corrects sur Monsanto, Berlusconi, le roi du Maroc et une poignée d’autres crétins quand, tout à coup, sous l’influence d’un pain au chocolat, des ronrons de mon chaton et d’une brise céleste, je me suis dit que vous préféreriez peut-être une balade musicale autour du monde en compagnie de gens parfaitement fréquentables à des appels au dynamitage et à la guillotine.