C’est votre âme, et rien de moins, que l’on sollicite

Je n’ai pas pour habitude de proposer des vidéos qui n’en sont pas mais, aujourd’hui, il se trouve que je n’ai pas d’autre possibilité, pour porter Samuel Yirga à votre connaissance, pour porter à votre connaissance très exactement le morceau de Samuel Yirga que je veux porter à votre connaissance, que de publier un de ces « trucs » Youtube où il n’y a rien d’autre à voir qu’une image fixe.

Mais qu’importe vos yeux puisque vous avez tous une âme, un cœur, un esprit – appelez ça comme vous voudrez – et que c’est uniquement cela que je sollicite.

suffisance

Tant que je pourrai écrire, je me moque d’être lu.

Carnets (13)

Réveil et éveil ne sont pas la même chose, nous le savons tous. On peut se réveiller et ne pas s’éveiller. Cet état de semi-conscience, du reste, est propice à des accidents domestiques divers et variés, dont les plus courants, si je me fie à mon expérience, sont la rencontre du gros orteil droit avec un pied de table et le versement sur le plan de travail d’une quantité de café équivalente, au maximum, à un cinquième de la capacité totale de la tasse censée accueillir le précieux liquide.

Le point d’équilibre est atteint lorsque l’esprit est clair et que le pas et la main sont fermes. En ce qui me concerne, à condition toutefois que, la veille, je n’ai pas ingéré plus de cinquante centilitres de bière, ce subtil réglage ne se fait pas avant l’absorption de trente à quarante centilitres d’un café 100 % arabica, soit environ deux grandes tasses. De cinquante centilitres à deux litres de bière, l’état de plein éveil nécessite entre trois et six tasses. Au-delà de deux litres – ce qui, ma foi, est devenu fort rare depuis que je n’habite plus dans un pays où la bière est si peu chère qu’on a l’impression d’être payé pour en boire – le café est impuissant et la journée, foutue.

J’aborderai une autre fois la question café/vin.

Café