Heureux qui comme Pépère…

La mer, en hiver, c’est gris fer. Puis c’est boueux, et pas qu’un peu. Mais c’est moins cher. Les gens sont peu nombreux à se jeter sur les fruits de mer. Les silencieux aiment s’y taire près d’un vin capiteux. On y est heureux. On y avale plus d’air.

La mer, en hiver, c’est gris terre, un peu métal, très visqueux. Puis c’est venteux. C’est de la glace salée qui entre dans votre chair.

La mer, en hiver, ferme ses jeux. La jetée, solitaire, flotte entre sol spongieux et cieux amers. Mais on apporte son bleu. Et puis d’autres gens rares promènent leur univers.  La mer, en hiver, tout est à faire, affaire de décor. C’est tout pour les yeux : des algues mortes peuvent être cheveux, des oiseaux et des piliers, statutaire.

L’hiver près de la mer est un couvre-feu.

[Bon, voilà un récit à peu près fidèle de mes vacances entre vignobles et mer. Entre mais pas vraiment à équidistance. J’ai la très nette impression d’avoir été un chouïa plus près des vignobles.]

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