Le feu au lac

Il fait chaud. Vous l’avez sûrement remarqué si vous avez regardé TF1 ou ouvert votre fenêtre. Personnellement, je ne me suis pas planté devant la télé mais j’ai dû faire 70 bornes aller-retour pour acheter du tabac plus quelques cigares, abandonner ma femme au bord d’une route, acheter des sous dans une banque et embrasser Big Pepper et Mother Superior, mes vénérables parents.

Ici, à Nothing Hill, nous devons avoir 36 ou 37° C à l’ombre et des températures quasi tropicales au soleil. Ce qui, à priori, n’est pas pour me déplaire tant cela me rappelle mes années thaïlandaises. D’ici un an, lorsque mon organisme se sera de nouveau acclimaté à la France, peut-être, comme la plupart des gens qui m’entourent, trouverai-je cela inconfortable. Mais, pour le moment, la chaleur me réussit plutôt bien. Je pète véritablement le feu et, pour cette raison même, évite les sous-bois, les papèteries-librairies et les stations-services. J’ai tout d’un départ d’incendie ambulant.

Si ce temps se maintient, je vais peut-être même perdre quelques petits kilos superflus et retrouver ces abdominaux en tablette de chocolat qui, autrefois, faisaient fondre les femmes et me chamboulaient moi-même lorsque je me plaçais, nu, devant un miroir en pied.

J’ai tout de même pris le risque, conscient de l’enfer que doivent vivre mes lecteurs citadins prisonniers de cubes en béton gris où rien ne vit ni ne pousse et qui ne savent du passage des saisons que ce qu’ils en voient dans les journaux et à la télé, de m’approcher d’une meule de foin et de l’immortaliser. Qu’est-ce qui, hormis une terrasse de café bondée, un sorbet citron et les jambes enfin visibles des femmes, symbolise mieux le début de l’été que du foin, hein, je vous le demande ?

Meule_paille

Et puis, je vais en profiter pour exposer quelques photos de bois flotté prises hier au bord du lac où j’ai emmené Petit Pepper. Les morceaux que j’ai réussis à photographier sont ceux qu’il a jugés, parce que pas assez gros, peu appropriés au lancer sur quelques Parisiens braillards à la peau si blanche qu’elle en était presque diaphane. Bon dieu, au début, on leur voyait toutes les veines et, pour certains des plus blêmes, on devinait presque les boyaux. Mais, fort heureusement, en fin d’après-midi, les coups de soleil les avaient rendus enfin opaques. Et moins bruyants.

Le lac en question est le sujet de la dernière photo. Celle-ci est ce qu’on appelle, du moins je le crois, une photo composite. C’est-à-dire qu’elle est en fait composée de trois photos différentes accolées les unes aux autres. Pour l’histoire, sachez que c’est la toute première fois que je fais un cliché de la sorte.

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Le titre auquel vous avez échappé : Comment peut-on rester de bois face à de belles meules ?

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