Le bic dans l’eau

Vous est-il déjà arrivé, par une belle journée ensoleillée de printemps, de vous rendre au bord d’un lac long de 12,5 km, d’une superficie de 6 000 000 de mètres carrés, dont le périmètre est de 55 km, qui baigne les abords de cinq communes, qui est censé contenir, quand tout va pour le mieux, 133 000 000 de mètres cubes d’eau et de le trouver vide, asséché ?

Si oui, vous est-il déjà arrivé de découvrir au fond de ce lac vide, autrefois étendue d’eau douce à des centaines de kilomètres de la mer la plus proche, une coquille de moule d’une belle couleur turquoise ?

Dans l’affirmative, vous est-il arrivé de regretter, une fois de retour à la maison, alors que, cramponné à un stylo bic, vous écriviez votre mésaventure et la découverte étonnante qui s’ensuivit, de n’avoir pas photographié ladite moule ?

Et de vous retrouver dans la position inconfortable d’avoir à jurer qu’il y avait effectivement une coquille de moule sur le fond craquelé ? Que vous l’avez vue, prise dans votre main, soupesée puis relâchée ? Que vous vous êtes interrogé sur son parcours ? Sur le sens de sa vie et de la vôtre ?

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